Deuxième de Liga, éliminé en quarts de Ligue des champions, le Real Madrid a consumé deux entraîneurs en une saison sans soulever le moindre trophée pour la deuxième année consécutive. José Mourinho hérite d’un effectif remanié par six recrues, mais les données révèlent des déséquilibres que le mercato n’a pas totalement corrigés. Décryptage statistique d’un club qui doit briser sa spirale.
Depuis sa campagne 2023-2024 faste, auréolée d’un doublé championnat-Ligue des champions, le Real Madrid n’a plus soulevé de trophée majeur. À l’issue d’une saison 2024-25 blanche — défaite en finale de Copa del Rey face au FC Barcelone —, le club avait misé sur Xabi Alonso pour relancer la machine. L’ancien milieu, figure du club (236 matchs) et vainqueur du doublé coupe-championnat d’Allemagne avec le Bayer Leverkusen, a été entouré de recrues comme Trent Alexander-Arnold, Dean Huijsen et Franco Mastantuono. Le début de mandat a été flatteur : treize victoires lors des quatorze premières journées de championnat.
Puis la mécanique s’est grippée, deux succès seulement en huit rencontres entre novembre et mi-décembre, avant une défaite en finale de Supercoupe d’Espagne face au Barça (3-2). Le couperet est tombé le 12 janvier 2026 et Alonso a quitté son poste, après seulement 233 jours. Álvaro Arbeloa, entraîneur de la Castilla, a hérité de la lourde tâche de reprendre le flambeau, avec un vestiaire fracturé. Le miracle n’a pas eu lieu.
En Liga, le Real a terminé deuxième à huit points d’un Barça sacré à l’issue d’un Clásico remporté 2-0, scénario inédit depuis 94 ans. En Ligue des champions, le parcours des Merengues fut mitigé. À cause d’une défaite à la dernière journée face au Benfica d’un certain José Mourinho, la Casa Blanca termine à la 9e place. Le Real a validé son billet pour les huitièmes en écartant le Benfica d’un certain José Mourinho en barrages (3-1 sur l’ensemble des deux matchs), puis Manchester City nettement et sans bavure (5-1 cumulé). Le parcours s’est arrêté en quarts face au Bayern Munich. Une défaite 6-4 sur l’ensemble des deux manches, scellant une deuxième élimination consécutive au même stade de la compétition.
Bilan : aucun trophée majeur pour la deuxième saison de suite, un vestiaire que la presse anglo-saxonne décrit comme en guerre intestine et deux entraîneurs consumés en une seule saison. Porté par la réélection de Florentino Pérez, qui en avait fait une promesse de campagne, un certain… José Mourinho a signé pour un contrat de trois ans, treize ans après son premier passage sur le banc merengue, à la grande satisfaction affichée de Kylian Mbappé ! Dans son sillage, le club a bouclé six arrivées à date. Entre le revival de l’époque mourinhienne et le renouvellement de l’effectif, le Real Madrid peut-il briser la spirale des saisons blanches ?
Un socle défensif solide, une attaque stéréotypée
Commençons par ce qui a le mieux fonctionné pour le Real Madrid version 2025/2026. Avec 44,99 d’xGA, le club madrilène a concédé moins de danger que n’importe quel autre club espagnol. Le champion barcelonais ne pointe qu’en cinquième position avec 50,71 xGA. Quatorze clean sheets pour seulement 2,3 arrêts par match demandés à son gardien et 0,9 but encaissé par match : le bloc ne laissait pas filtrer grand-chose.

Cette étanchéité ne provient pas tant de la ligne défensive elle-même, mais de l’écran posé devant elle. Eduardo Camavinga est 8e sur 92 milieux de Liga au nombre d’actions défensives par 90 minutes (6,7), dont 3,8 tacles, troisième valeur du championnat toutes positions confondues ! Aurélien Tchouaméni le seconde au 11e rang des milieux (6,3 actions défensives, 1,6 interception par 90). Même Jude Bellingham apporte du volume défensif. Il est leader des 22 milieux offensifs de Liga aux actions défensives (4,0 par 90) dont 2,4 tacles. Le milieu madrilène filtrait beaucoup avant que le danger n’aborde la surface.
Derrière, le travail est plus contrasté. Dean Huijsen tient son rang avec 8,7 actions défensives par 90 minutes et Antonio Rüdiger, troisième central en temps de jeu devant Eder Militão, figure dans les 88e et 93e centiles pour les duels et duels aériens remportés. Mais Raúl Asencio n’est que 60e sur 61 défenseurs centraux du championnat (5,1 actions défensives/90) et Trent Alexander-Arnold ferme le classement des 53 latéraux (3,2 actions défensives/90). Preuve que la ligne de quatre fut moins mise à contribution.
Leur apport se situe à la relance : Asencio termine 4e de Liga au pourcentage de passes réussies (94 %), Huijsen 5e au volume de passes longues précises et enregistre 0,44 xGBuildUp90. Collectivement, les données dessinent un bloc qui défend en reculant : 16,8 dégagements et 46,7 ballons récupérés par match, 54,7 % de duels gagnés, mais un PPDA de 10,77 qui n’est que la neuvième valeur de Liga.
Et lorsque l’adversité s’est élevée, Thibaut Courtois a répondu présent. En Ligue des champions, le Belge affiche 2,4 buts évités, troisième performance de la compétition sur 27 gardiens classés, pour 82,8 % d’arrêts et 5 arrêts par 90 minutes. En revanche, la surperformance en Liga entre les 44,99 d’xGA et les 35 buts encaissés réellement n’est pas au crédit du dernier rempart. Avec −0,3 buts évités, Courtois est le 12e gardien sur 20. Il a encaissé très légèrement plus que ce que la qualité des tirs cadrés subis laissait attendre. La différence vient donc de la maladresse adverse devant le cadre, exactement le mécanisme que nous avons relevé chez Dominik Greif à Lyon.
Offensivement : deux hommes et c’est tout
L’autre force madrilène est son efficacité offensive. Hors penalty, l’équipe a inscrit 77 buts pour 70,97 de NPxG [1], soit six de plus qu’attendu. Kylian Mbappé (25 buts) sur-performe ses occasions de +5,89 buts, Vinícius Júnior (16 buts) de +5,31. À eux deux, ils cumulent 41 des 77 réalisations madrilènes en championnat, soit 53,2 % de la production offensive du club.

Derrière : le vide, ou presque. Le troisième buteur de l’effectif est Jude Bellingham avec six buts… pour 7,73 de NPxG. Le quatrième, Gonzalo García, compte également six buts pour un ratio intéressant de 0,57 but/90 minutes (80e centile de Liga), mais il a rejoint Fulham pour 40 millions d’euros. Ajoutons que 12 des 77 buts en championnat ont été inscrits sur penalty (sur 14 tentatives) soit 15,6 % du total.
Cette dépendance offensive a un prolongement sur l’aspect défensif. Souvent pointé du doigt pour son manque d’implication, Mbappé est dernier des 344 joueurs classés de Liga avec seulement 0,2 action défensive par 90 minutes. Vinícius (1 action défensive/90) ferme le classement des 51 ailiers du championnat et Brahim Díaz est 47e sur 51 au même poste. En Ligue des champions, le constat ne bouge pas beaucoup : 0,4 pour Mbappé, 0,5 pour Vinícius. Le pressing du Real a une marge de progression indéniable.
Un real Madrid à deux visages

Le contraste entre les deux principales compétitions constitue le dernier enseignement. Les erreurs individuelles menant à un tir passent de 0,58 par match en championnat à 1,5 en Ligue des champions : 21 en 14 matchs européens, contre 22 en 38 journées de Liga. Le taux de duels gagnés recule de 54,7 % à 50,6 %, celui des duels aériens de 56,9 % à 51,6 %. Les cartons rouges suivent la même pente : 7 en Liga contre 5 en C1… pour presque trois fois moins de matchs.
Voilà le matériel dont José Mourinho a hérité… avant le mercato !
Un mercato qui répare… en partie
L’effectif a laissé partir dix éléments à l’intersaison. Exit Gonzalo García (FC Fulham, 40 M€), Fran García (Real Betis, 4 M€), les jeunes César Palacios, Mario Martín, Fran González et Jacobo Ortega. Quant à Dani Ceballos, Daniel Carvajal et David Alaba, ils ont quitté la Maison Blanche libres. Franco Mastantuono a lui été prêté à la Fiorentina.
Ces départs ne représentent que 11,6 % du temps de jeu cumulé en Liga et en Ligue des champions et 7 % des contributions décisives de la saison : 13 buts et passes décisives sur 187. Gonzalo García pèse à lui seul plus de la moitié de ce bilan.
Conserver sa solidité et apporter de la profondeur



Au chapitre des arrivées, le Real Madrid a d’abord sécurisé sa charnière à moindre coût. Ibrahima Konaté arrive libre de Liverpool avec 3 133 minutes de Premier League dans les jambes pour 8,59 actions défensives et 3,3 ballons récupérés par 90 minutes. En Ligue des champions, il monte même à 8,68 actions défensives sur dix titularisations. Son apport à la relance longue est moindre (46 % de passes longues réussies), mais il apporte une garantie de disponibilité. Eder Militão — meilleur xGChain de la charnière madrilène avec 0,49 par 90 — n’a disputé que 1 147 minutes en Liga l’an dernier.
À gauche, Marc Cucurella débarque de Chelsea contre 55 millions d’euros avec le statut de champion du monde. Contre-intuitivement, il ne fait pas nettement mieux qu’Álvaro Carreras sur le plan défensif : 6,04 actions défensives par 90 contre 5,7, 1,6 tacle/90 pour les deux. C’est offensivement qu’il creuse l’écart : 0,15 xA90 contre 0,07, soit plus du double de passes clés dangereuses, et 0,2 grosse occasion créée par 90 (71e centile). Avec Ferland Mendy limité à 204 minutes la saison passée et Fran García parti, l’Espagnol arrive pour être titulaire.
De l’autre côté du terrain, l’ambiance est à l’offensive ! Denzel Dumfries, débauché de l’Inter contre 20 millions d’euros, affiche seulement 2,98 actions défensives par 90 minutes en Serie A (10e centile). Il vient compléter un poste de latéral droit où Trent Alexander-Arnold ferme le classement des 53 latéraux de Liga en actions défensives/90. Il ne reste donc plus aucun profil de latéral droit défensif dans l’effectif. Mourinho semble d’ailleurs avoir tiré ses conclusions : le Portugais a testé Alexander-Arnold dans un rôle axial durant la préparation dans un 4-2-3-1. Une solution qui libère le couloir droit pour Dumfries, lequel a montré ce qu’il peut apporter offensivement particulièrement en Ligue des champions : 0,39 xG90 (96e centile) et 0,26 xA90 (96e centile).
Trois recrues qui élèvent le niveau, deux paris sur la jeunesse


Bernardo Silva apparaît comme la meilleure affaire de l’été. Libre de Manchester City, l’international portugais affiche 0,78 xGChain90 et 0,60 xGBuildUp90. Deux valeurs supérieures à tout l’effectif madrilène, où Federico Valverde plafonne à 0,62 et 0,50. Ajoutez 8,17 actions défensives/90 en Premier League (73e centile), 4,03 en Ligue des champions (87e centile) et 11 à 12 km parcourus par 90 minutes. C’est le milieu complet qui manquait entre un Aurélien Tchouaméni récupérateur et un Arda Güler créateur.
Passé sous les radars du grand public, Carlos Espí, débarqué de Levante (25 millions d’euros), remplace numériquement Gonzalo García avec de meilleurs chiffres. Il produit 0,67 xG90 contre 0,51, 3,83 tirs/90 contre 2. Son xGBuildUp90 (0,02) et ses 66 % de passes réussies dessinent un finisseur qui ne participe pas à la construction. À 21 ans, il ne compte qu’une saison de Liga. Lui aussi est un pari sur l’avenir.

Place à l’attraction du mercato estival du Real Madrid. Yan Diomandé est devenu Merengue contre un chèque de 125 millions d’euros en provenance du RB Leipzig. Bonne nouvelle : il répond directement à deux faiblesses identifiées. Ses 3,6 dribbles réussis par 90 à 60 % de réussite dépassent Kylian Mbappé (2,7 à 52 %) et Vinícius Júnior (2,8 à 44,6 %). Surtout, ses 0,98 possession récupérée dans le dernier tiers le place au 90e centile de Bundesliga, quand les deux stars madrilènes ferment les classements de Liga. Le bémol tient à son âge. À 19 ans et avec moins de cinquante matchs professionnels au compteur — aucun en coupe d’Europe — il devra digérer son gros transfert et prouver son potentiel rapidement.
Rodri, le taulier que le Real Madrid n’aura pas

Alors qu’il se disait que Rodri voulait rejoindre la capitale espagnole, le dossier s’est conclu sur un échec. Échaudé par la passivité du Real et les fuites insinuant que Florentino Pérez ne voulait pas de lui, Rodri a préféré le FC Barcelone où il a plus d’affinités avec les joueurs et le système de jeu.
Les données confirment ce que la Casa Blanca a laissé filer. Il combine 12,25 actions défensives par 90 minutes en Premier League (85e centile) et 69 % de passes longues réussies. Son xGBuildUp90 (0,64) dépasse celui de Bernardo Silva. En Ligue des champions, ses 1,04 possessions récupérées dans le dernier tiers/90 le placent au 93e centile, exactement le registre de pressing haut qui fait défaut à ce Real. Dommage…
Camavinga, la réponse interne à l’échec Rodri
Plutôt que d’aller chercher un lot de consolation sur le marché, José Mourinho dispose peut-être déjà de la solution. On ne pense pas ici au repositionnement d’Alexander-Arnold, mais à Eduardo Camavinga. Le Français de 23 ans, vainqueur de deux championnats et deux Ligues des champions, n’a disputé que 1 507 minutes de Liga la saison passée, moins que Tchouaméni (2 656), Valverde (2 765) ou Güler (2 076). Un temps de jeu qui ne reflète pas son rendement. Il a effectué 3,8 tacles par 90 minutes, troisième valeur de toute la Liga toutes positions confondues (!) et se classe 8e sur 92 milieux du championnat aux actions défensives (6,7/90). Ses 72,2 % de passes longues réussies constituent le meilleur taux des milieux madrilènes et surpassent Rodri.

Surtout, il élève son niveau de jeu lorsque le collectif s’effondre. En Ligue des champions, alors que le Real multipliait les erreurs individuelles et perdait plus de duels, Camavinga est monté à 7,5 actions défensives par 90, 4,1 tacles et 5,8 ballons récupérés. Il a même ajouté 1,3 dribble réussi par 90 (65 % de réussite), contre 0,8 en championnat. Une progression que peu de Merengues peuvent revendiquer sur cet exercice.
Deux réserves subsistent. D’abord, ses 2 fautes par 90 minutes constituent le plus haut total de l’effectif. Quant à son apport à la construction, il reste limité : 0,35 xGBuildUp90, sous Tchouaméni (0,38). Mais si on se projette dans le 4-2-3-1 fétiche de Mourinho où l’équilibre est fragile depuis le départ de Toni Kroos, l’association Tchouaméni-Camavinga offre un socle défensif que le Real n’a jamais vraiment exploité. Nous l’identifiions déjà comme l’un des gagnants potentiels de la nouvelle ère Zidane en équipe de France. La logique vaut aussi à Madrid.
D’autres candidats existent, mais ils seront probablement freinés par la concurrence. Arda Güler conserve le meilleur ratio créatif de l’effectif : 0,38 xA90, 3,1 occasions créées par 90 en Liga. Cependant, entre Bellingham, Mbappé, Vinícius et désormais Diomandé, les 2 000 minutes seront difficiles à atteindre.
Le cas Rodrygo se posera pour la deuxième partie de saison. Sur 633 minutes en championnat avant sa rupture des ligaments croisés en mars, il affichait la meilleure possession récupérée dans le dernier tiers par 90 minutes (3,1) de toute la Liga chez les ailiers, pour un seul but malgré 3,4 d’xGOT [2]. Un retour en bonne forme au printemps 2027 apportera une vraie plus-value, mais elle est forcément incertaine.
Le prospect : un profil pour rééquilibrer le couloir droit
Le déséquilibre à droite appelle un profil précis : un latéral capable de défendre, sans redondance avec la production offensive déjà fournie par Alexander-Arnold et Dumfries. Après un premier écrémage, cinq noms ont été passés au crible sur cette base.
Une quête pas si aisée
Pedro Porro (Tottenham) était un candidat naturel puisqu’il avait suscité l’intérêt des dirigeants madrilènes : selon AS, l’Espagnol figurait sur la short-list du club, dont les recruteurs ont supervisé plusieurs de ses matchs avant de trancher pour Dumfries. Les données valident ce choix, c’était l’un ou l’autre. Ses 75 % de passes précises sont très en dessous du standard madrilène et son rendement défensif s’effondre en Ligue des champions : 4,90 actions défensives par 90 minutes (32e centile), avec des tacles divisés par plus de deux (2,44 → 1,05). Le champion du monde espagnol confirme son profil offensif, exactement la redondance à éviter.
Intéressons-nous à Matheus Nunes, un autre Citizen. Excellent relanceur — 89 % de passes précises, 92 % en C1, 0,64 xGBuildUp90 identique à celui de Rodri — mais seulement 41e centile de Premier League aux actions défensives, avec 1,79 tacle et 0,94 interception. En allant un peu plus loin, le nom de Michael Kayode apparaît. Mais après analyse, l’italo-nigérian ne se distingue pas sur les indicateurs défensifs. Et il échoue sur un autre critère structurel : Brentford n’a pas joué en coupe d’Europe sur les deux dernières saisons [3].
Enfin, le profil de Guéla Doué (Strasbourg) coche davantage de cases, avec 8,25 actions défensives par 90 (85e centile), 2,18 tacles, 1,18 interception, 87 % de passes réussies. Cependant, ses 52 % de duels gagnés restent faibles et il régresse en Conference League : tacles réduits de moitié (1,09), 46 % de duels gagnés seulement. Un repli dans la moins relevée des coupes européennes qui interroge, surtout dans un effectif qui sous-performe déjà dans la plus prestigieuse.
Santiago Mouriño, l’évidence
Assez vite, le nom de Santiago Mouriño s’est distingué (pas juste pour son homophonie avec le coach madrilène). À 24 ans, l’Uruguayen de Villarreal estimé à 20 millions d’euros est le premier des latéraux de Liga aux actions défensives (10,1/90 minutes). Il produit près du triple de Dumfries (2,98) et d’Alexander-Arnold (3,2) ! En outre, il est le seul du panel dont les indicateurs défensifs progressent en LDC : 10,47 actions défensives par 90 (96e centile), 5,23 tacles, 62 % de duels gagnés et 75 % de duels aériens. Au sein d’un Real qui chute dans ce domaine quand il passe du championnat à l’Europe, le contraste est éloquent.

Deux réserves se posent. D’abord, le revers de son profil défensif : ses 84 % de passes précises et surtout ses 40 % de passes longues (29 % en C1) trahissent sa reconversion récente. Mouriño évoluait en défense centrale avant la saison 25/26 et il n’a qu’un exercice de latéral derrière lui. De plus, son indiscipline pose question : 1,9 faute/90, neuf cartons jaunes et deux expulsions en Liga, dans un effectif qui a déjà récolté douze rouges toutes compétitions confondues. Il faudra résorber cet aspect pour ne pas plomber son équipe dans les moments-clés.
[1] NPxG (Non-Penalty Expected Goals) : Variante des Expected Goals (xG) qui exclut les penaltys du calcul de la probabilité de but d’un tir. En retirant ces occasions statistiquement converties à près de 76 %, cet indicateur permet d’évaluer de manière plus objective et équitable la qualité réelle du jeu produit par une équipe ou de l’apport offensif d’un joueur.
[2] xGOT (Expected Goals on Target) : Statistique évaluant la probabilité d’un tir cadré de finir au fond des filets selon les caractéristiques de la frappe (vitesse, angle, précision). Contrairement au xG classique qui mesure le danger avant le tir, le xGOT intègre la qualité d’exécution de l’attaquant.
[3] Kayode a été prêté par la Fiorentina à Brentford en janvier 2025 avant d’être transféré définitivement en juillet. Son expérience européenne se résume à 11 matchs de Conference League avec la Viola.


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