Visuel d'ouverture de l'article Scouting Tactique sur l'OL. Comparaison des buts encaissés et des buts attendus concédés (xGA) de six clubs de Ligue 1 en 2025-2026 : PSG, Lens, Lille, Lyon, Marseille, Monaco. Lyon a encaissé 40 buts pour un xGA de 47,98.

Meilleur classement depuis 2021, quatrième défense de Ligue 1, retour en Ligue des champions. Sur le papier, la dernière saison lyonnaise n’appelle pas de remise en cause. Pourtant les données disent autre chose : l’OL a construit sa quatrième place sur une défense qui a eu de la réussite et grâce aux sous-performances de ses concurrents. Un avantage difficile à reproduire à l’identique. Cette saison, l’OL est-il armé pour retrouver le podium en comptant que sur lui-même ?

Il faut se souvenir d’où revient cet OL. En juillet 2025, le club était aux portes d’une relégation administrative en Ligue 2, décision prononcée par la DNCG à titre conservatoire avant d’être annulée en appel. John Textor avait quitté le navire, Michele Kang avait repris les commandes et Paulo Fonseca entamait sa première saison pleine avec une suspension de neuf mois qui le tenait éloigné du banc en championnat jusqu’au 30 novembre.

Dix mois plus tard, le bilan comptable est, contre toute attente, le meilleur depuis cinq ans. Soixante points, une quatrième place, un total jamais atteint depuis le passage de la Ligue 1 à dix-huit clubs. En Europe, l’OL a survolé la phase de championnat de Ligue Europa, mais a chuté en huitièmes face au Celta Vigo (1-1 ; 0-2), de manière assez décevante. Fonseca a parlé d’une saison magnifique, quand d’autres observateurs ont dressé un bilan plus ambivalent.

C’est cette ambivalence que nous Foot d’Infographies a voulu mesurer. Avec quel volume de jeu l’OL a-t-il obtenu ces soixante points ? Le recrutement de l’été répond-il aux manques que les données font apparaître ? Et reste-t-il, dans l’effectif, un joueur capable de changer la dimension de cette équipe sans qu’on aille le chercher ailleurs ? Nous avons passé la saison lyonnaise au crible des données collectives et individuelles, en Ligue 1 comme en Ligue Europa.

Une quatrième place bâtie sur de la réussite

Commençons par ce qui se voit au premier regard. Avec 53 réalisations, l’OL n’a été que la septième attaque du championnat, quand ses 40 buts encaissés en font la quatrième défense. Les Gones ont totalisé quinze matchs sans prendre de buts, seul le PSG a fait mieux. L’identité de cette équipe se lit d’abord en défense.

Graphique comparant le classement réel de Ligue 1 2025-2026 aux points attendus des dix-huit clubs. L'OL cumule 60 points réels pour 52,81 xPTS, un écart de +7,19, le deuxième plus fort du championnat derrière Rennes (+14,38).
L’OL a récolté sept points de plus que ce que son volume de jeu laissait présager — l’une des plus fortes surperformances de Ligue 1. Données Understat, saison 2025-2026.

Les données avancées confirment le déséquilibre. Le volume d’occasions créées par l’OL s’établit à 55,16 d’xG sur la saison, septième total de Ligue 1, très loin des 75,64 parisiens, des 74,36 lensois ou des 69,45 marseillais et légèrement derrière Lille (57,19) et Strasbourg (56,77). Rien d’infamant, mais rien qui ressemble non plus au profil d’une équipe qui joue le podium.

C’est donc en défense que l’OL a glané quelques places au classement. Lyon a concédé 47,98 d’xGA sur la saison, sixième total de Ligue 1, pour seulement 40 buts encaissés. Autrement dit, le volume et la qualité des occasions subies auraient dû, statistiquement, produire huit buts de plus que ce que l’OL a réellement encaissé. C’est la matière première des 15 clean sheets lyonnais : une partie tient au jeu défensif produit par l’équipe, une autre à la simple maladresse des adversaires devant le but.

Car les données ne démontrent pas que cet écart entre les xGA et les buts réellement encaissés sont à mettre au crédit du gardien. Selon FotMob, les buts évités de Dominik Greif s’établissent à −0,7 : il a encaissé un peu plus que ce que la qualité des tirs cadrés qu’il a affrontés laissait attendre. Certes, l’xGA compte toutes les frappes subies, les buts évités seulement celles qui ont trouvé le cadre. Autrement dit, l’OL a été aidé par la maladresse de ses adversaires davantage que par les arrêts de son gardien.

Le classement selon les points attendus permet de préciser ce que cette marge signifie concrètement. Sur la seule force de son volume de jeu, l’OL aurait dû cumuler 52,81 points, soit le sixième total de Ligue 1. Il en a récolté soixante, soit sept de plus : l’une des plus fortes surperformances du championnat, seul Rennes faisant mieux avec un écart de +14,38.

Deux rivaux directs pour les places européennes soulignent la fragilité du classement brut lyonnnais. Marseille a terminé avec 59 points, un seul de moins que Lyon, pour un expected points (xPTS)[1] de 59,16. Monaco, avec 54 points, affiche un xPTS de 53,28, légèrement supérieur à celui de Lyon. Si chacune de ces trois équipes avait converti son volume de jeu au même rythme, l’ordre entre elles se serait probablement resserré, voire inversé. La marge de l’OL sur ses concurrents directs aux places européennes est particulièrement étroite lorsque l’on regarde les statistiques avancées.

Graphique comparant les buts réellement encaissés aux buts attendus concédés des dix-huit clubs de Ligue 1 en 2025-2026. L'OL a encaissé 40 buts pour 47,98 xGA, un écart de huit buts parmi les plus marqués du championnat.
L’OL a encaissé huit buts de moins que ce que la qualité des occasions concédées laissait présager. Données Understat, saison 2025-2026.

Pour compléter le portrait, un mot sur la dépendance offensive. Corentin Tolisso et Pavel Šulc ont inscrit onze buts chacun, soit vingt-deux des cinquante que les données individuelles attribuent aux joueurs lyonnais en Ligue 1. Aucun des deux n’est avant-centre pur, bien que Šulc ait démontré de bonnes aptitudes au poste d’attaquant. Le meilleur buteur de pointe de la saison, Roman Yaremchuk, ne compte que quatre réalisations en 566 minutes… et il est reparti à l’Olympiakos.

Une équipe dont les buts viennent du milieu de terrain n’est pas nécessairement une équipe malade. Une équipe dont les buts viennent du milieu de terrain parce que personne d’autre ne marque, en revanche, a un déficit d’effectif.

Un recrutement de créateurs

Le contexte du mercato lyonnais tient en une phrase : le club ne peut pas augmenter sa masse salariale. La DNCG a prononcé en juin un encadrement du budget, ce qui impose de vendre avant d’acheter.

La liste au rayon des départs s’est donc allongée. Afonso Moreira (Leverkusen), Martín Satriano (Getafe), Endrick, Adam Karabec, Roman Yaremchuk (retours de prêt), Orel Mangala (prêté), Rachid Ghezzal et Hans Hateboer (fin de contrat) ont quitté l’effectif. Ensemble, ces huit joueurs ne représentaient que 19,5 % des minutes disputées en championnat. Cependant, ils pesaient 32 % des buts, 39 % des passes décisives, 31 % de l’xG et 36 % de l’xA !

Le détail est encore plus parlant. Moreira sortait de la saison avec 5,93 d’xA, le meilleur total de l’effectif, devant Endrick et ses 4,55. Les deux premiers créateurs de l’OL sont partis en même temps et ils cumulaient un quart de l’xA du groupe sur un tiers seulement de son temps de jeu.

Cependant, la cellule de recrutement a su trouver des options, enregistrant sept arrivées. Loïs Openda et le dernier venu Zachary Athekame, tous deux en prêt de la Juventus et de l’AC Milan ; Mads Bidstrup de Salzbourg ; Julien Duranville de Dortmund après un prêt à Bâle ; Felix Bacher d’Estoril ; Mohamed Ouédraogo d’Altach ; Kaïl Boudache libre de Nice.

La création a bien été traitée

Carte statistique de Mohamed Ouédraogo : 4,53 xA sur la saison pour une seule passe décisive, 93e centile aux dribbles réussis par 90, 67e centile aux occasions créées, recruté d'Altach.
Le dossier le plus intrigant du mercato lyonnais : une création majeure jamais convertie par ses partenaires.

C’est même le point fort de ce mercato. Ouédraogo sort d’une saison à 34 occasions créées et 6 grosses occasions créées en 2 486 minutes, pour un total de 4,53 d’xA qui n’a donné qu’une seule passe décisive. Ses partenaires d’Altach n’ont pratiquement rien converti de ce qu’il produisait. Le centile confirme que ce n’est pas un accident de saison : il se situe au 93e centile de son championnat au dribble réussi et au 67e aux occasions créées par 90 minutes, comparé aux autres joueurs de son poste. Pour 2,2 millions d’euros, le dossier Ouédraogo reste le plus intrigant du lot.

Duranville affiche un profil comparable côté percussion, 80e centile au dribble réussi, pour 10 occasions créées en seulement 752 minutes en Suisse. Bidstrup complète autrement, avec 17 occasions créées et 47,6 passes précises par 90 minutes, il affiche un profil de relayeur qui fait circuler le ballon plutôt qu’un profil qui élimine. En revanche, sur 2 027 minutes et dix-sept tentatives en championnat, le Danois n’a pas cadré un seul tir de la saison. Un milieu central de ce profil ne compensera jamais un but qui manque devant. Sa contribution défensive, se distingue principalement sur la scène européenne. En Ligue Europa avec Salzbourg, sur 448 minutes, Bidstrup affiche 6,83 actions défensives par 90, soit le 86e centile de la compétition à son poste.

Carte statistique de Kaïl Boudache : 92e centile de Ligue 1 aux actions défensives par 90 minutes, 1 but pour 2,86 NPxG, 31e centile aux occasions créées, recruté libre de Nice.
Un engagement défensif rare pour un milieu offensif, mais une production offensive encore mince sur treize apparitions. Données Understat et FotMob.

Kaïl Boudache complète le tableau par du volume défensif plus que par une production offensive immédiate. Il figure au 92e centile de Ligue 1 des actions défensives pour un milieu offensif, mais seulement 31e centile aux occasions créées sur ses treize apparitions. Un profil physique prometteur, à confirmer devant le but.

Une défense complétée

Felix Bacher apporte de la régularité et de la qualité à la construction. Titulaire lors des trente-quatre journées de Liga Portugal la saison passée, le défenseur autrichien affiche 8,97 actions défensives par 90 minutes (59e centile), dont 1,38 interception par 90 (72e centile). Son apport dans la relance se lit avec ses 3,29 passes longues précises par 90 (70e centile) et ses 1,15 xA qui le place dans le 91e centile des centraux de Liga Portugal.

Le septième renfort de l’été referme, en partie, le dossier du couloir droit. Officialisé le 9 août, le prêt de Zachary Athekame arrive alors que Maitland-Niles est lui-même cité parmi les départs possibles. Sur sa saison milanaise, le jeune international espoirs suisse — qui était un joueur de rotation avec à peine trente minutes de jeu en moyenne par match — affiche des chiffres offensifs qui tranchent avec le profil d’un pur latéral : 0,17 d’xA et 0,40 d’xGBuildup par 90 minutes et un 76e centile aux occasions créées par 90. Son registre est plus proche de celui d’Ouédraogo ou de Duranville que de celui d’un défenseur classique. Défensivement, en revanche, rien qui sorte du lot : 4,48 actions défensives par 90, soit le 52e centile de Serie A à son poste.

Le poste d’avant-centre pas totalement réglé

Carte statistique de Loïs Openda : 1 but pour 3,65 NPxG en 631 minutes de Serie A avec la Juventus, 3,58 tirs par 90 (88e centile), 0,16 xGBuildup par 90, prêté à l'Olympique Lyonnais.
Loïs Openda a largement sous-performé ses occasions à la Juventus. L’OL parie sur un retour au niveau lensois de 2022-2023. Données Understat et FotMob.

Openda est le seul attaquant de pointe recruté, il arrive en prêt et sa dernière saison est un naufrage : une réalisation en 631 minutes de Serie A pour 3,65 d’xG. Il a donc sous-performé ses occasions, ce qui correspond à une saison entière à deux buts en trente-quatre matchs toutes compétitions avec la Juventus.

Son profil reste celui d’un joueur qui tire beaucoup, 3,58 tentatives par 90 minutes, mais son xGBuildup de 0,16 par 90 confirme qu’il n’apporte rien à la construction. Lyon parie sur un rebond, à moindre coût. Si le club retrouve le Openda de sa dernière saison en Ligue 1 à Lens en 2022/2023 (21 buts, 0,66 xG90, 0,13 xA90), il tient un buteur élite du championnat.

Une précision s’impose : aucune de ces recrues, à l’exception d’Openda, d’Athekame et de Boudache, n’évoluait la saison passée dans un des cinq grands championnats européens. Leurs statistiques relevées, aussi solides soient-elles, vont devoir se confronter à une Ligue 1 plus disputée et à la Ligue des champions (ou la Ligue Europa).

Le facteur X est déjà là, mais il pourrait partir

Avant d’aller chercher un nom à l’extérieur, les données montrent qu’un joueur n’a pas encore exprimé son plein potentiel. Un joueur qui n’a pu disputer que 766 minutes de championnat la saison passée.

Carte statistique de Malick Fofana : 766 minutes jouées soit 25 % de la saison, 0,32 xG et 0,27 xA par 90 minutes, 0,82 xGChain par 90, ailier gauche de l'Olympique Lyonnais.
Rapporté à son temps de jeu effectif, Fofana égale la production d’Afonso Moreira, parti cet été. Le vendre engendrerait un véritable trou dans l’attaque lyonnaise.

Malick Fofana a vu sa saison hachée par une blessure à la cheville. Mais sur le temps de jeu qui lui restait, il a produit 2,71 d’xG et 2,26 d’xA, soit 0,32 d’xG et 0,27 d’xA par 90 minutes. Le total combiné, 0,59, place l’ailier belge exactement au niveau de Corentin Tolisso, meilleur buteur du club à égalité avec Šulc, qui compte trois fois plus de minutes.

Son xGChain atteint 0,82 par 90, deuxième valeur de l’effectif restant derrière Šulc. Traduit autrement, les séquences auxquelles Fofana participe débouchent sur des occasions de but à un rythme que seul le meilleur attaquant du club dépasse. Le rapprochement s’impose de lui-même. Afonso Moreira, parti cet été, produisait 0,17 d’xG et 0,31 d’xA par 90 minutes sur 1 695 minutes. Fofana crée un peu moins, mais il marque deux fois plus. Un ailier gauche titulaire à part entière rendrait à l’OL l’essentiel de ce que le départ portugais lui retire, sans que le club débourse un euro.

Le problème est évidemment que Fofana est cité parmi les départs possibles. Il possède la plus importante valeur marchande d’après Transfermarkt (30 millions d’euros), à égalité avec Tyler Morton. En revanche, les données de Capology indique qu’il ne serait que le onzième salaire de l’effectif, derrière notamment les joueurs en fin de contrat Maitland-Niles, Tagliafico et l’indésirable Ćaleta-Car. Ce serait, à la lumière des données en main, l’énorme perte de l’été.

Si l’OL vend, l’effectif conserve une piste, bien plus discrète. Khalis Merah a totalisé vingt-deux apparitions et 1 187 minutes en championnat au poste de milieu axial ou offensif. Il affiche 0,51 d’xGChain par 90 et surtout, en Ligue Europa, 1,1 possession remportée dans le dernier tiers par 90 minutes, la meilleure valeur de tout l’effectif dans cette compétition. Certes, ce n’est pas le même registre, mais c’est le seul autre joueur du groupe dont les données suggèrent une marge de progression réelle pour générer du danger dans le dernier tiers adverse sur l’aile gauche en faux pied, tandis que Nuamah est destiné à animer l’aile droite.

Le prospect : un avant-centre de rotation

Si l’OL peut conserver Fofana, grâce notamment aux recettes attendues d’une qualification en Ligue des Champions (Lyon jouera Fenerbahçe en barrages les 18 et 26 août), le besoin le plus marquant se situe peut-être dans la rotation au poste d’avant-centre.

Trois pistes écartées faute de budget

En parcourant les profils les plus décisifs dans les 15 championnats européens, plusieurs pistes ont été écartées. Certains joueurs en question ont déjà fait l’objet d’un transfert cet été ou sont certainement hors budget, particulièrement pour un poste de doublure.

Parmi ces pistes, Yanis Begraoui signe l’éclosion la plus spectaculaire du lot : 20 buts et 2 passes décisives en 34 matchs de première division portugaise avec Estoril, après des passages sans lendemain à Toulouse et à Pau. Transfermarkt le valorise à 12 millions d’euros, hors de portée pour une place de doublure.

Tomáš Bobček et Cláudio Braga ont, tous deux, été cités comme des cibles de Lyon au printemps. Bobček, international slovaque de 24 ans, cumule 20 buts et 6 passes décisives en 30 matchs d’Ekstraklasa (Pologne) avec le Lechia Gdańsk. Braga, attaquant portugais de 26 ans auteur de 14 buts et 5 passes décisives en Scottish Premiership avec les Hearts of Midlothian, a fait l’objet de discussions concrètes fin juin. Fonseca avait validé le profil de son compatriote avant que le joueur ne choisisse de temporiser pour disputer les barrages de Ligue des champions avec son club. Les deux dossiers ont été abandonnés avant l’arrivée d’Openda.

Trois profils de la short-list

Sam Lammers, Tomáš Chorý et Mojmír Chytil ont été examinés au vu de leur correspondance à des profils performants dans des championnats secondaires et, donc, moins onéreux.

Lammers reste le meilleur créateur du trio, figurant dans le 94e centile du championnat néerlandais aux occasions créées. Cependant, l’écart entre ses expected goals (9,93) et ses buts inscrits (6) est le plus large des profils étudiés, même en retirant l’impact de ses deux penalties. Cela révèle un problème de finition rédhibitoire.

Dans le filière tchèque, Chorý est le dossier le moins cher (2,7 millions d’euros selon Transfermarkt) et le plus riche en expérience continentale. Il totalise trente-six matchs cumulés en Ligue des champions, Europa League et Ligue Conférence pour dix buts. Mais six de ses dix-sept réalisations de la saison viennent ont été inscrits sur penalty. Son profil hors penalty le rapproche davantage d’un remplaçant correct que d’un buteur de rotation décisif. Son âge (31 ans) a aussi pesé dans l’arbitrage.

Autre tchèque du Slavia Prague, Chytil affiche la meilleure production hors penalty du groupe et coche presque toutes les cases sur le papier. Ce qui peut jouer et sa défaveur, paradoxalement, c’est son très bon début de saison (3 matchs, 2 buts), susceptible de rendre le club tchèque peu disposé à le céder.

Mohamed Bayo, le pari du terrain connu

Le choix de Foot d’Infographies pour ce rôle de doublure s’est porté sur Mohamed Bayo, 28 ans. Ce dernier coche une case qu’aucun des trois précédents ne remplissait : sa connaissance de la Ligue 1, avec 93 matchs et 25 buts sous les couleurs de Clermont, du LOSC et du Havre entre 2021 et 2025. Après plusieurs exercices en demi-teinte, il sort d’une saison de relance en Turquie. Prêté à Gaziantep, il affiche 15 buts et 3 passes décisives en 29 matchs de Süper Lig, pour un NPxG de 12,6 sur la saison. Il surperforme légèrement ses occasions hors penalty avec l’un des deux meilleurs ratios de la short-list avec Chorý. Le dossier est aussi le plus accessible financièrement, puisque c’est celui d’un joueur en fin de contrat en juin prochain (12e salaire de l’effectif lillois) que Lille n’a pas d’intérêt particulier à retenir.

Carte statistique de Mohamed Bayo : 15 buts pour 12,6 NPxG en 29 matchs de Süper Lig, 82e centile aux dribbles réussis par 90, prêté par le LOSC à Gaziantep FK.
Le profil le plus sûr de la short-list au poste d’avant-centre de rotation pour Lyon : une Ligue 1 déjà digérée et une conversion fiable de ses occasions.

Le passif avec Fonseca peut cependant condamner la piste. Recruté par Lille pour 14 millions d’euros à l’été 2022, Bayo avait été écarté du groupe professionnel dès la deuxième journée après une sortie nocturne la veille d’un match contre le PSG. La situation ne s’est jamais vraiment apaisée : un an plus tard, l’entraîneur déclarait sans détour que Bayo ne faisait pas partie du projet du club. Trois ans et une relance en Turquie plus tard, est-ce que les deux hommes peuvent repartir sur d’autres bases ?


[1] Expected points (xPTS) : mesurent le nombre de points qu’une équipe « mériterait » d’avoir au classement en se basant sur la qualité des occasions créées et concédées (les expected goals) lors de chaque match.

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