Des gardiens infranchissables, des plaques tournantes en défense et au milieu, des percuteurs sur les ailes et un avant-centre à trois buts. Foot d’Infographies est reparti en quête des meilleures performances de la semaine dans les cinq championnats majeurs européens et propose son onze des Étoiles d’Europe.
Nouveau week-end riche en matchs remarquables dans les cinq grands championnats synonyme de nouveau onze des Étoiles d’Europe version 2026-2027 ! Le principe : identifier les performances individuelles les plus remarquables de la semaine à travers la Premier League, la Bundesliga, la Ligue 1, la Serie A et la Liga.
La nouveauté cette saison, c’est qu’il y aura un suivi sur la saison du nombre d’étoiles décernées. La formation de la semaine, dictée par les profils retenus, est un 4-3-3. Voici les Étoiles d’Europe de la semaine du 7 septembre 2026.
Gardien : Álvaro Valles

De nombreux gardiens ont brillé sur les pelouses d’Europe ce week-end ! Lukáš Hrádecký (Monaco) a évité 2,75 buts[1] au Parc des Princes, mais il n’a rien pu faire sur le but de Marquinhos. Berke Özer (Lille) a, lui, gardé sa cage inviolée contre Toulouse, mais face à un danger bien moindre (1,80 xGOT[2]). Finn Dahmen (Augsburg) a cumulé 7 arrêts, Gianluigi Donnarumma (Manchester City) et Unai Simon (Athletic Bilbao) ont brillé. Mais sans le fait de match ni la maîtrise aérienne d’Alvaro Valles.
Lors de la victoire du Real Betis 1-0 contre le Real Madrid, le gardien espagnol a empêché 2,67 buts grâce à six arrêts, tous venus de l’intérieur de la surface. Aucune frappe lointaine plus « facile » à repousser : que du danger rapproché. Le fait d’armes de sa soirée reste l’arrêt du penalty de Kylian Mbappé à la 94e minute qui aurait changé le scénario du match.
Son emprise sur la surface s’est étendue au jeu aérien (2/2 duels aériens) et il a su être réactif (9 récupérations). Seule la relance a péché : 55 % de passes réussies et 25 % de ballons longs. Cependant, quand un gardien empêche presque trois buts face au Real, le pied n’a pas vocation à être au niveau de la main !
Défenseur central : Jonathan Tah

Lors du déplacement du Bayern à Schalke (0-0) Jonathan Tah a été omniprésent dans la circulation du ballon. Et si son partenaire de la charnière Upamecano a eu du déchet dans son jeu, L’Allemand a réussi 97 % de passes sur 130 tentées. Il a touché 136 ballons et cumulé 182,7 m de progression totale, essentiellement par la qualité de sa distribution. Son 0,66 xGBuildup — identique à son xGChain — confirme qu’il fut impliqué dans chaque séquence dangereuse du Bayern.
Le volet défensif est tout aussi irréprochable : 3 tacles sur 3 réussis dont deux en position de dernier défenseur, 8 récupérations, et jamais dribblé. La seule ombre au tableau : une occasion ratée de la tête sur corner qui aurait pu transformer la clean sheet en victoire.
Virgil van Dijk (Liverpool, victoire 2-0 à Ipswich) a été l’autre grand défenseur-relanceur de la semaine avec 91 % de passes et 0,43 xGBuildup, mais le volume et la précision de Tah restent supérieurs.
Défenseur central : Alexsandro Ribeiro

En complément de Tah le distributeur, les Étoiles d’Europe alignent un stoppeur. En marge de la victoire de Lille à Toulouse (0-1), Alexsandro Ribeiro a livré un récital défensif : 16 actions défensives, 12 dégagements, 4/4 duels au sol gagnés, un tacle en dernier défenseur et zéro fois dribblé. Ce sont les totaux défensifs les plus élevés de tous les centraux analysés cette semaine. La contrepartie est claire : avec 54 % de passes réussies dans la moitié adverse (7/13) et 0,09 xGBuildup, Alexsandro n’a pas existé pas dans la construction offensive. C’est précisément ce qui le rend complémentaire de Tah dans ce onze des Étoiles d’Europe.
Son compère Nathan Ngoy a contribué à la clean sheet lilloise avec un sauvetage sur la ligne et 89 % de passes réussies. Un profil plus discret, mais tout aussi solide.
Latéral gauche : Maximilian Mittelstädt

Direction l’Allemagne, où la victoire 4-1 de Stuttgart contre Cologne a mis en lumière un profil équilibré au poste de latéral gauche. Maximilian Mittelstädt combine 1 passe décisive, 2 grosses occasions créées et 93 % de passes réussies (dont 15/15 dans son propre camp) avec 6 contributions défensives en 78 minutes jouées. Sa portée progressive de 76,8 m montre un joueur capable de casser des lignes balle au pied depuis le flanc gauche.
L’ensemble donne un latéral qui existe des deux côtés du terrain. Le seul bémol est son ratio de centres : 3 réussis sur 10 tentés (30 %), un axe sur lequel sa performance est en-deçà.
Miguel Gutiérrez (Leverkusen, 4-0 contre l’Union Berlin) était le profil plus explosif du week-end à gauche : 2 assists et 1,06 xA. Mais ses 2 seules contributions défensives en 83 minutes correspondent moins aux exigences du poste dans un onze à quatre défenseurs.
Latéral droit : Zachary Athekame

À 21 ans, le jeune latéral droit de l’Olympique Lyonnais signe la performance d’arrière latéral spectaculaire de la semaine et se glisse dans les Étoiles d’Europe. Lors de la victoire de Lyon 3-1 contre Auxerre, Zachary Athekame a inscrit un but sur 0,07 xG — une frappe qui n’avait que peu de chances de rentrer — tout en cumulant 121,2 m de portée progressive et 1,15 xGBuildup, le chiffre le plus élevé de tous les défenseurs analysés cette semaine ! La recrue a été impliquée dans la construction de chaque séquence dangereuse lyonnaise.
Son profil défensif existe aussi : 9 récupérations et 8 contributions défensives. Mais l’absence de tacle réussi sur 4 tentés et les 18 possessions perdues rappellent qu’il peut encore progresser en termes de fiabilité.
Philipp Treu (Fribourg, 1-0 à Paderborn) offrait l’alternative défensive avec 89 % de duels gagnés et 0 fois dribblé, mais une progression totale négative (-49,5 m) l’élimine pour un poste qui exige un apport offensif.
Milieu central : Cristian Cásseres Jr.

Une performance complète et contrastée au milieu de terrain, dans un contexte de défaite. Toulouse a perdu 0-1 contre Lille, mais Cristian Cásseres Jr. a livré un match de volume rare : 87 % de passes réussies (71/82), 5 passes clés[3], 80 % de duels au sol gagnés (12/15), 10 récupérations et 4 tacles sur 6 réussis. Création, distribution, récupération : il a tout fait.
L’ombre se cache dans ce qu’il n’a pas réussi à faire : 0,15 xGBuildup révèle qu’il n’était quasiment pas impliqué dans la construction des séquences dangereuses de Toulouse malgré ses 109 ballons touchés. Il a aussi touché la barre sur une frappe lointaine et a manqué un tir à 0,78 xG, et commis une erreur menant à un tir.
Une autre performance riche à signaler est celle de Joshua Kimmich (Bayern). Comme la semaine précédente lors de sa sélection dans les Étoiles d’Europe, l’Allemand reste le créateur axial de référence : 0,65 xA, 2 grosses occasions, 0,69 xGBuildup. Cependant, ses 20 possessions perdues et sa moindre implication défensive pèsent contre lui par rapport à Càsseres.
Milieu central : Lewis Ferguson

Notre onze des Étoiles d’Europe cette semaine intègre un autre joueur qui a été très juste techniquement dans la distribution. Dans la rencontre entre Bologne et Sassuolo (2-2) Lewis Ferguson a complété 116 passes sur 120 tentées. Une précision de 97 %, dont 99 % dans la moitié adverse (88/89). Et ce n’est pas que des passes latérales, puisque ses 276,7 m de progression totale dont 186,8 m de portée progressive [4] font de l’Écossais le deuxième meilleur porteur vers l’avant de la semaine.
Son xGBuildup (1,36) — presque identique à son xGChain (1,38) — prouve qu’il était impliqué dans les séquences dangereuses de Bologne, du début à la fin, sans jamais conclure lui-même. Seulement 4 possessions perdues sur 136 ballons touchés, soit un taux de perte de 2,9 %. Le contexte d’un match nul contre Sassuolo et l’absence totale de production comptable (0 but, 0 assist) sont les seuls bémols d’une performance de constructeur absolu.
Elliot Anderson (Manchester City, 1-0 contre Coventry) affichait un volume supérieur (178 ballons, 320,2 m de progression totale), mais avec moins d’impact dans la construction des actions offensives de son équipe.
Milieu central : Fermín López

1 but, 2 passes décisives, 0,99 xA en 75 minutes. La feuille de Fermín López lors de l’écrasante victoire du FC Barcelone à Valence (0-5) est celle d’un joueur impliqué dans quasiment tout ce que le Barça a produit de dangereux. Son xGChain de 2,33 — le deuxième plus élevé de la semaine derrière un de ses coéquipiers… — en est la preuve chiffrée. Il a également touché la barre en plus de son but, avec 1,41 xGOT qui témoigne de la qualité de ses frappes.
La contrepartie est assumée dans un match où Valence n’a pas vraiment existé : 0 contribution défensive en 75 minutes et 15 possessions perdues. Fermín est un joueur à sens unique, exclusivement tourné vers le but adverse. Mais dans ce registre, sa production ce week-end est la plus élevée de tous les milieux analysés. Martin Ødegaard (Arsenal, 2-1 contre Chelsea) était l’alternative : 1 but, 0,88 xA et 89 % de passes réussies dans un derby londonien. Mais avec 2 assists en moins et « seulement » 1,49 xGChain, la production de Fermín reste supérieure.
Ailier : Andy Diouf

Sept passes clés et 0,83 xA sans aucune passe décisive. La performance d’Andy Diouf dans la victoire de l’Inter 3-2 contre Naples est typiquement le genre de performances que les Étoiles d’Europe ont vocation à révéler. Le milieu droit français a créé plus de danger que quiconque sur le terrain ce soir-là sans en récolter aucun fruit comptable. Ce qui rend sa carte unique, c’est la combinaison de création et de portée. Ses 135,3 m de portée progressive — 52 % de ses courses balle au pied dirigées vers le but — en font un perforateur de lignes.
Son 0,78 xGBuildup montre qu’il était impliqué dans la construction des attaques de l’Inter, pas seulement sur la dernière passe. Et il ajoute un volet défensif intéressante pour un ailier : 3 tacles sur 3 réussis et 7 contributions défensives.
Marco Grüll (Werder, 3-1 contre Leipzig) offrait un profil similaire à double face (1G+1A et 11 contributions défensives), mais avec 67 % de passes complétées, un ratio trop bas pour intégrer ce onze.
Ailier : Lamine Yamal

Il n’était pas bien loin des Étoiles d’Europe la semaine passée. Cette fois, Lamine Yamal animera une aile dans notre 4-3-3. On le disait avec Fermin : c’est lui qui a l’xGChain le plus élevé (4,18). Ce chiffre signifie que le champion du monde a été impliqué dans des séquences totalisant plus de quatre expected goals. Son xGBuildup de 2,46 prouve que cette implication ne se limite pas à ses 2 buts marqués : il était aussi à l’œuvre dans la construction de presque chaque action dangereuse du Barça.
Ses 153,5 m de portée progressive constituent le record de la semaine parmi les ailiers. Avec 105 ballons touchés et 6 passes clés, Yamal a été omniprésent dans le jeu offensif de son équipe. Comme pour Fermin, ses faiblesses sont à la mesure de l’emprise des Blaugranas et de la prise de risque : 24 possessions perdues et aucune contribution défensive en 90 minutes.
Bilal El Khannouss (Stuttgart, 4-1 contre Cologne) avait un profil de percuteur créatif (1 but, 0,69 xA), mais 71 % de passes réussies et 14 possessions perdues en 78 minutes ne soutiennent pas la comparaison cette semaine.
Avant-centre : Lassine Sinayoko

Un hat-trick au Vélodrome contre l’Olympique de Marseille, c’est déjà un bon CV pour se faire une place dans les Étoiles d’Europe. En outre, inscrire parmi eux le penalty de la victoire du Paris FC (3-2) à la 86e minute, c’est un argument de plus. Mais dans l’ensemble, la performance de Lassine Sinayoko est assez complète.
Sa précision est remarquable : 4 tirs, 4 cadrés, pour 2,22 xGOT. Ce qui distingue l’avant-centre malien des autres buteurs du week-end, c’est sa participation au jeu collectif. Il n’a pas seulement fini les actions, il a contribué à les construire comme le souligne son xGBuildup de 0,67. De plus, ses 80 % de passes réussies est un ratio propre pour un avant-centre.
Plusieurs buteurs méritent une mention, à l’instar de Lautaro Martínez (Inter, 3-2 contre Naples), auteur de 2 réalisations dans un choc de Serie A. L’attaquant d’Alavés, Lucas Boyé (5-2 contre Osasuna), a signé une performance d’efficacité pure avec 3 tirs, 3 cadrés, 3 buts. Mais son 0,54 xGChain et un contexte de match ouvert, dans lequel Osasuna a explosé, révèlent des buts sur des actions peu construites. Et en dehors de ses trois buts, ses statistiques sont neutres.
Rendez-vous la semaine prochaine pour le numéro suivant des Étoiles d’Europe !
Retrouvez le récapitulatif des étoiles décernées ici.
[1] Buts évités (Goals Prevented) : différence entre les buts attendus des tirs cadrés subis par un gardien (xGOT) et les buts réellement encaissés. Une valeur positive signifie qu’il a encaissé moins de buts qu’un gardien moyen face aux mêmes frappes.
[2] xGOT (Expected Goals on Target) : probabilité qu’une frappe cadrée devienne un but, calculée après le tir. Contrairement au xG (évalué avant le tir), le xGOT intègre la qualité technique de la frappe — puissance, précision, trajectoire.
[3] Passe clé : passe qui débouche directement sur un tir.
[4] Portée progressive et progression totale : la portée progressive (progressive carrying distance) mesure la distance parcourue balle au pied uniquement vers le but adverse — les courses latérales ou vers l’arrière ne comptent pas. La progression totale (total progression) y ajoute la distance gagnée vers l’avant par les passes.


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