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Analyse à froid

Real-Bayern : et de trois finales consécutives pour Madrid

Analyse à froid #10. Le Bayern Munich a beaucoup tenté pour sortir le Real Madrid d’une Ligue des Champions, qui finira par porter son nom si ça continue. Mais, plombés par une nouvelle erreur individuelle, les Bavarois viennent grossir le tableau de chasse des Merengues.

Qualifié au coup d’envoi de ce match retour, le Real a accepté de subir la domination du Bayern. Du coup, la rencontre n’a pas eu de véritables phases différenciées. Les Allemands ont trouvé la faille à deux reprises, dans leur 22 tentatives. Quant aux Madrilènes, ils ont piqué sur une attaque placée moins de dix minutes après l’ouverture du score par Benzema (11e), puis ce dernier inscrit le but le plus facile de ses 55 en Ligue des Champions en bénéficiant de la toile d’Ulreich (46e).

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Voyons un peu quels sont les joueurs qui ont réussi leur match, et ceux qui ont été plus ou moins en dessous. Les tops et les flops de ce Real-Bayern.

Les tops

Comme je l’avais signalé à l’aller, Joshua Kimmich est un vrai danger devant le but, malgré son poste. Le taux de conversion de ses tirs en but est désormais de 20 % (il était de 18,2 % avant son but ce soir et non de 29,5 % : j’avais pris son nombre total de but et non juste du pied droit). Il n’en reste pas moins très supérieur au taux d’autres latéraux et de la Bundesliga en globalité. C’est encore lui qui a mis le Bayern sur les bons rails.

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Pour préserver son avantage acquis en tout début de seconde période, le Real a pu compter sur une défense solide. Avec un Lucas Vázquez aligné à contre emploi à droite, pour contrecarrer la vitesse du poison Ribéry, une charnière Varane-Ramos très difficile à prendre à défaut et un Marcelo toujours au top, le Bayern n’a pas pu marquer le troisième but qui lui manquait. Bilan de la défense : 22 ballons récupérés, 57 % de duels remportés, 53 % de duels aériens gagnés, 6 tirs et 4 centres contrés, et 27 dégagements, dont 17 en deuxième mi-temps, quand le Bayern donnait tout pour revenir puis chercher la qualification.

Quand malgré cela, le Bayern Munich s’est présenté devant le but, il a fallu prendre à défaut un grand Keylor Navas. Le gardien costaricien a effectué huit arrêts. Parmi eux, sa parade devant Lewandowski (33e), sur le tir dévié d’Alaba (52e), son horizontale sur la frappe croisée d’Hummels (59e) et sur la reprise de Tolisso (73e), son plongeon au premier poteau sur la tête de Müller (79e) et enfin son intervention au-devant d’un centre vers Lewandowski (90e + 2).

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Enfin, le double buteur madrilène, Karim Benzema. Bien placé sur le centre de Marcelo (11e) et à l’affut sur l’énorme bévue de Sven Ulreich (46e), le Français a été réaliste et le meilleur attaquant de son équipe hier soir. Il a récupéré sept ballons, preuve de son implication défensive. Il a brillé dans la conservation du ballon, lui permettant de finir parmi les joueurs ayant eu le plus la possession du ballon malgré son remplacement à 20 minutes du terme : avec 3,1 % de possession, il talonne Müller (3,4 %) et devance Lewandowski (2,1 %), qui ont joué tout le match.

Les flops

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Dans un match avec quatre buts, deux attaquants ont été décevants. Et ils l’étaient déjà à l’aller. Côté bavarois, Robert Lewandowski a encore été en dedans. Souvent dominé par la charnière centrale (39 % de duels gagnés, 50 % dans les airs), le Polonais a tiré trois fois au but. Un tête au contact avec Navas (21e), une frappe du gauche sortie par Navas après un bon appel dans la surface (32e) et un tir contré en début de seconde période (46e). Puis plus grand chose. Sur l’ensemble des deux matchs, il n’aura pas trouvé la faille malgré sept tirs, dont trois cadrés. Plus ses deux grosses occasions gâchées à l’aller.

De l’autre côté u terrain, Cristiano Ronaldo a encore été loin de ses standards. Assez peu touché (34 ballons), il n’a cadré qu’un seul de ses cinq tirs, après un match aller où il n’a tenté que deux frappes. Il rate l’occasion de tuer le match, seul dans la surface sur un centre parfait de Marcelo (54e). Si son jeu de passes a eu beaucoup de déchets (65 % réussies), il a perdu peu de ballon (un seul à la 44e).

Une parade sur un tir au premier poteau de Ronaldo (38e) et un but offert au retour des vestiaires (46e). Le match de Sven Ulreich a été plutôt tranquille, étant donné le nombre peu important d’occasions nettes du Real. Mais son énorme bévue donne pratiquement la qualification au Real au vu du score final. A ce niveau de compétition, c’est difficilement pardonnable, et encore plus dans un match où il n’avait pas grand chose à faire.

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