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Infographies World Cup Project

Qui est vraiment le meilleur buteur de la Coupe du monde ?

World Cup Project #18. Le meilleur buteur en Coupe du monde doit-il simplement être celui qui a marqué le plus ? Pas forcément. En cumulant huit critères différents, Foot d’infographies propose une évaluation avancée de 90 buteurs.

Miroslav Klose, Ronaldo, Gerd Müller… les amateurs de football connaissent les noms des buteurs qui ont marqué l’histoire de la Coupe du monde par leurs nombreux buts. Mais, au-delà du décompte, qui sont les buteurs les plus réguliers ? Ceux ayant la meilleure longévité ? Ceux ayant marqué le moins de penaltys et ceux qui ont le plus marqué de buts décisifs ? Bref, qui sont, véritablement, les meilleurs buteurs de la Coupe du monde ?

Pour répondre à la question, j’ai passé au crible tous les joueurs ayant inscris au moins cinq buts en phase finale. Ils sont 90, rien que ça ! Pour les classer, huit critères :

– fréquence de buts

– longévité

– matchs où ils ont marqué

– penaltys marqués

– buts décisifs

– buts très décisifs (je préciserai la différence)

– buts en match à élimination directe

– buts en finale et petite finale

Si j’avais en tête un certain nombre de ces critères, quelques-uns me sont venus à la lecture d’une article de Slate en 2014, qui étudiait les cinq meilleurs buteurs de l’histoire de la compétition. J’ai choisi d’étendre cette étude à plus de buteurs, et d’aboutir à un classement (j’explique ma méthode en fin d’article).

Fréquence de buts

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Ce critère ne réussi pas, logiquement, aux trois défenseurs présents parmi les 90 (Matthäus, Beckenbauer, Hierro). Encore que Hierro, ex-artificier de la Roja, devance plusieurs grands noms du football, milieux comme attaquants : Messi, Maradona, Platini, Robben, Henry, Zidane, Kempes, Garrincha.

20 buteurs sur nos 90 ont en moyenne marqué un but par match, avec un pion toutes les 90 minutes maximum. Cinq ont même eu besoin de pas plus d’une mi-temps en moyenne pour marquer : l’Argentin Guillermo Stábile, le Suisse Sepp Hügi, le Hongrois Sandor Kocsis, le Français Just Fontaine et le Russe Oleg Salenko. Tous ont en commun d’avoir marqué ou joué que lors d’une Coupe du monde.

Quid des trois meilleurs buteurs de l’histoire de la compétition ? Gerd Müller a été le plus régulier, avec un but toutes les 88 minutes. Ronaldo et Klose sont assez proches, le Brésilien (un but toutes les 108 minutes) devançant légèrement l’Allemand (un but toutes les 112 minutes).

Longévité

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Lothar Matthäus est le seul joueur de notre panel à avoir joué cinq Mondiaux. Les Allemands sont globalement bien classés au nombre de phases finales jouées : Uwe Seeler et Miroslav Klose complète le podium, avec quatre Coupes du monde et plus de vingt matchs disputés. Beckenbauer, Klinsmann, Schäfer et Rummenigge sont également présents dans le top 20.

Dans ce domaine, Klose devance Ronaldo avec 167 minutes de plus en Coupe du monde. Gerd Müller est, lui, beaucoup plus loin, avec seulement deux Mondiaux disputés (1970 et 1974).

Matchs buteurs

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Le nombre de Coupes du monde jouées et de matchs disputés sont une chose. Le nombre de matchs différents où un joueur marque en est une autre. Cela exprime la capacité d’un buteur à se montrer décisif dans des contextes différents. On retrouve Klose et Ronaldo en tête de ce classement : ils sont les seules à avoir marqué dans onze matchs de Coupe du monde différents. Gerd Müller n’est pas très loin (neuf matchs), mais est devancé par son compatriote Jürgen Klinsmann (dix matchs).

Parmi les moins performants dans ce domaine, on retrouve Kempes, qui a seulement enchaîné les doublés lors des trois derniers matchs du Mondial 1978, malgré ses 15 autres matchs disputés. Le Russe Salenko, co-meilleur buteur avec Stoichkov en 1994, paie ici le fait que cinq de ses six buts ont été inscris en un seul match, contre le Cameroun.

Penaltys marqués

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Pour ce critère, avoir le plus haut pourcentage rapporte moins de points. Même si marquer un penalty est un geste technique, avoir une opportunité seul face au but à onze mètres est une situation plutôt favorable. Seuls 34 des 90 buteurs étudiés ont marqué sur penalty. Tireur attitré de l’Espagne, Fernando Hierro figure dans le top 3 (ou flop 3) avec trois penaltys sur ses cinq buts. Il est entouré par deux Néerlandais : Johan Neeskens, le lieutenant de Cruyff, et Rob Rensenbrink, avec quatre sanctions transformées.

Ronaldo est le seul des trois meilleurs buteurs historiques à avoir inscrit un penalty, ce que n’ont jamais fait Klose et Müller.

Buts décisifs

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Pour tenter d’évaluer l’importance des buts marqués, j’ai établi deux catégories. Les buts décisifs regroupent les buts du break (du 2-0, 3-1, 4-2, …) et les réductions de l’écart (lorsqu’il y avait deux buts d’écart). Certains n’ont jamais marqué de buts correspondants à cette catégorie (ils ont pu marquer des buts très décisifs cependant). C’est le cas de Romário, Henrik Larsson, ou Emilio Butragueño. En tête, on retrouve le souvent décrié Higuain, qui, s’il est incapable de marquer en finale sans être hors-jeu (oui, j’ai toujours la rage), inscrit régulièrement des buts plutôt importants (mais pas très décisifs, faut pas déconner non plus). Il partage le podium avec le Kaiser Beckenbauer et le formidable dribbleur Garrincha, tous trois décisifs dans 60 % des cas.

Ronaldo est le moins en vue pour ce critère, avec 20 % de buts décisifs, derrière Müller (21,4%). Klose s’est beaucoup plus illustré avec ce type de buts, puisqu’ils représentent 43,8 % de ses réalisations.

Buts très décisifs

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La seconde catégorie regroupe les ouvertures du score, les égalisations et les prises d’avantage (2-1, 3-2, 4-3, …). Une catégorie où seuls deux joueurs ne sont pas concernés : Franz Beckenbauer, qui a marqué 60 % de buts décisifs cependant, et le Hongrois Gyula Zsengeller, deuxième meilleur buteur de la Coupe du monde 1938. À l’inverse, six ont marqué uniquement des buts très décisifs. Il s’agit de Raùl, Romário, Luis Suarez (qui pourra récidiver en 2018), le Nord-Irlandais Peter McParland, Asamoah Gyan et Salvatore Schillaci, meilleur buteur et meilleur joueur du Mondial 1990.

Ronaldo se refait avec ce critère, lui qui a inscrit 53,3 % de buts très décisifs. Il est légèrement derrière Gerd Müller (57,1%). Miroslav Klose reste au même niveau avec le même nombre de buts très décisifs que décisifs. En cumulant les deux catégories, Klose apparaît comme le plus tranchant avec 88 % de buts importants, devant Müller (79 %) et Ronaldo (73 %). À signaler que Lionel Messi, s’il a encore relativement peu marqué en Coupe du monde (5 buts), a été capital dans 80 % des cas (60 % de buts très décisifs, 20 % de buts décisifs).

Buts dans les matchs à élimination directe

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En revanche, Messi n’a encore jamais marqué en match à élimination directe. Il n’est pas le seul puisque 18 des 90 n’ont marqué qu’en phase de groupes (ou, éventuellement, en finale ou petite finale, comme Alessandro Altobelli). Le problème posé par cette catégorie est que les vingt éditions ont été organisées différemment : en 1934 et 1938, il n’y avait que des matchs à élimination directe, tandis que plusieurs éditions enchaînaient une ou deux phases de groupes avec seulement des demi-finales (1930, 1982), les finales directement (1974, 1978), voire pas de finale à proprement parler (1950).

Ainsi, les trois joueurs en tête ont en vérité joué que des matchs à élimination directe : les Hongrois Sarosi et Zsengeller, ainsi que le tchèque Nejedly, ont œuvré en 1934 et 1938. J’ai choisi de retrancher 45 points (la moyenne) le score des joueurs ayant joué que des matchs à élimination directe, et d’ajouter ce même nombre à ceux qui n’en ont pas joué. Certains buts inscris dans des matchs de groupe ont été intégrés comme buts en élimination directe, car ces matchs étaient capitaux pour la qualification. Par exemple, le triplé de Rossi contre le Brésil en 1982 vaut pour un quart de finale, puisque c’était le dernier match du groupe et le vainqueur se qualifiait pour les demi-finales.

Hors des cas particuliers, les plus efficaces en matchs couperets sont Sneijder (83,3 % de ses buts), Butragueño (80 %, tous inscris en un match contre le Danemark) et Garrincha (80%). Les meilleurs buteurs historiques ne sont pas au mieux pour ce critère. Ronaldo est le mieux classé, avec 40 % de buts en match à élimination directe. Les deux buteurs germaniques sont en retraits, avec 31,3 % pour Klose et 28,6 % pour Müller.

Buts en finale et petite finale

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Marquer en finale de Coupe du monde représente une sorte de consécration pour un buteur. J’ai choisi de rassembler finales et matchs pour la troisième place, car ces derniers restent des rencontres disputées, que ce soit pour chercher le podium ou finir avec les honneurs. 35 de nos buteurs ont frappé dans ces matchs.

L’Anglais Geoff Hurst, auteur d’un triplé historique en finale en 1966, devance Zinédine Zidane, lui aussi triple buteurs en finale, mais en deux disputées. L’Italien Silvio Piola, auteur d’un doublé en 1938 contre la Hongrie, complète le podium.

Klose est le perdant de ce classement : malgré ses 24 matchs de Coupe du monde, deux finales et deux petites finales disputées, il n’a jamais marqué dans ces rencontres. Gerd Müller, auteur du but de la victoire de la RFA en 1974, prend 112 points (les points sont doublés pour ce critère). Quant à Ronaldo, s’il n’a pas trouvé le fond des filets en 1998, il marque un doublé en 2002. Il ajoute 132 points à son total, juste avant le décompte final…

Verdict ?

Ils sont hors du Top 20

Forcément, plusieurs grands noms figurent en dehors d’un Top 20 sur les 90 meilleurs buteurs de la Coupe du monde. On peut citer Lionel Messi, qui se classe très, très loin (88e). Son classement s’explique par son inefficacité en matchs à élimination directe et en finale, ainsi que son faible nombre de matchs où il marqué (4), malgré son total assez élevé de matchs joués (15). En revanche, il a marqué beaucoup de buts importants (80 % de buts décisifs et très décisifs) et dispose, déjà, d’une belle longévité avec trois Coupes du monde jouées avant cette année. D’ailleurs, contrairement à bon nombre des buteurs de ce classement, il aura l’occasion de s’améliorer dans ces critères en 2018.

Comme Lionel Messi, Diego Maradona est loin du Top 20 et n’est que 77e. Si lui aussi a beaucoup été décisif (75 % de ses buts), il a marqué en match à élimination directe (50 %). En revanche, il n’a jamais frappé en finale, malgré deux disputées. En outre, il a marqué dans cinq matchs différents, pour 21 joués.

Membre du club des joueurs à plus de dix buts en Coupe du monde, Sandor Kocsis ne se classe qu’à la 57e position. Lui aussi perd des points sur son absence de buts en finale, alors qu’il ne fut pas mauvais lors des matchs couperets (36,4 %). Le problème est qu’il a marqué majoritairement des buts plus anecdotiques, lorsque la Hongrie avait déjà écrasé l’adversaire (seuls 45 % de ses buts étaient importants pour le résultat). En ayant joué qu’une Coupe du monde (1954), il ne fait pas non plus le plein sur la longévité et le nombre de matchs en tant que buteur (4).

Par contre, ces deux critères sont à l’avantage de Miroslav Klose, avec quatre Mondiaux disputés et onze matchs où il fit trembler les filets. Il a également pour lui le fait de n’avoir inscrit aucun penalty, d’avoir très souvent été décisif (88 %) et d’avoir été plutôt en vue en match à élimination directe (31,3 %). C’est son absence de buts en finales et petites finales, malgré quatre opportunités, qui lui ferme les portes du Top 20 (22e).

Le Top 20 des buteurs de la Coupe du monde

Ce Top 20 fait la part belle aux Brésiliens et aux Italiens, qui comptent cinq membres chacun. Celui qui l’achève, l’Anglais Geoff Hurst, devance ses poursuivants directs (les Allemands Hans Schäfer et Miroslav Klose) grâce à son triplé en finale de la Coupe du monde 1966. Cependant, il faut aussi signaler que ses buts ont été importants dans 100 % des cas (quatre buts très décisifs et un décisif) et que sa fréquence de buts est très correcte (un but toutes les 120 minutes).

Plusieurs joueurs du Top 20 ont été les hommes d’une Coupe du monde : Schillaci, Kempes (deux Mondiaux joués mais il fut buteur qu’en 1978), ou encore le Brésilien Leonidas. Ces derniers ont compensé leur faiblesse en termes de longévité et de matchs en tant que buteur par une efficacité redoutable (Schillaci et Leonidas sont dans les vingt meilleurs en fréquence de buts) et le caractère décisif de leurs réalisations. Tous les trois ont marqué à plus de 80 % des buts importants. Ils sont, en outre, des buteurs de finale (Kempes en 1978) ou de petite finale (Leonidas en 1938 et Schillaci en 1990).

Ronaldo et Gerd Müller, les deux autres membres du trio historique, figurent bien dans ce Top 20. Cependant, l’Allemand devance nettement le Brésilien (632 points à 584). Ronaldo a l’avantage au niveau des buts en finale (13,3 % de ses buts contre 7,1 %) et en longévité (quatre phases finales à deux). Mais Müller se rapproche au niveau du nombre de match comme buteur, puisqu’il a marqué dans neuf matchs différents (onze pour Ronaldo). Il fait la différence par son non recours aux penaltys (Ronaldo en a marqué un) et son caractère un peu plus décisif (79 % de ses buts contre 73 %). Il creuse l’écart grâce à son pourcentage de buts en matchs couperets (28,6 %), qui est inférieur à Ronaldo (40 %), mais lui rapporte plus de points étant donné qu’en 1974, la finale était accessible via une phase de groupe. Son but contre la Pologne vaut néanmoins un but en demi-finale, et il compte trois réalisations dans ce type de matchs en 1970.

Qui sont donc les trois meilleurs buteurs d’après les huit critères sélectionnés ? Sur la troisième marche, on retrouve un certain Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé. Le Roi a d’abord pour lui une grande longévité (quatre Coupes du monde), une capacité à marquer dans beaucoup de matchs différents (huit sur quatorze joués) et assez régulièrement (un but toutes les 105 minutes). Jamais buteur sur penalty, il a été décisif sur le score dans 75 % des cas, et c’est un habitué des buts en finale de Coupe du monde (25 % de ses réalisations). Il fait partie des quatre joueurs à avoir marqué trois buts dans ce grand match, en compagnie de Geoff Hurst et Zinédine Zidane.

Devant lui se trouve l’Italien Paolo Rossi. Celui qui aurait pu ne pas jouer la Coupe du monde 1982 à cause d’une longue suspension et qui en fut finalement le meilleur buteur et le meilleur joueur. Son classement réside en partie dans sa performance contre le Brésil, lors du dernier match du groupe à trois, décidant de la qualification en demi-finale. Son triplé vaut donc pour un match en quarts. De plus, ses trois buts dans ce match furent très décisifs : l’ouverture du score, la prise d’avantage à 2-1, puis à 3-2. Ainsi, ses neuf buts en Coupe du monde ont eu une incidence réelle sur le résultat. S’il na marqué qu’une fois en finale (en 1982), il fut assez régulier, marquant dans six matchs différentes (pour quatorze joués) et toutes les 134 minutes.

Le meilleur, celui qui cumule 665 points sur 720 possibles, n’est pas forcément connu du grand public. Il a joué principalement pour Vasco de Gama (1951-1958), puis pour l’Atlético de Madrid (1958-1961) et Palmeiras (1961-1963) avant de partir au Mexique et aux États-Unis. Il ne compte que vingt sélections pour quinze buts avec le Brésil, dont dix matchs et neuf buts en Coupe du monde (1958 et 1962). Il est décédé en 2002, quelques mois avant le cinquième sacre mondial du Brésil. Il s’agit de l’attaquant Evaldo Izidio Neto, dit Vavà. S’il n’a joué que deux phases finales, Vavà a su se montrer terriblement efficace. Il a marqué en moyenne toutes les 100 minutes, dans six matchs sur dix. Comme Rossi, lui aussi n’a inscrit que des buts importants. En outre, il a marqué près de la moitié de ses buts en match à élimination directe (44,4 %). Il est, enfin, le quatrième joueur à compter trois buts en finale de Coupe du monde.

Tout ceci fait de lui, selon les huit critères étudiés, le meilleur buteur de la Coupe du monde.

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Classement complet des 90 meilleurs buteurs en Coupe du monde

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Les changements post-Russie 2018

La Coupe du monde 2018 n’a que légèrement modifié le classement des buteurs à cinq réalisations ou plus en phase finale. Six joueurs ont fait leur entrée : les stars jusqu’ici manquantes Cristiano Ronaldo et Neymar, Edinson Cavani, Romelu Lukaku, Harry Kane et Mario Mandzukic. Luis Suarez et Lionel Messi ont quant à eux ajouté respectivement deux et un but à leur total. Les meilleures entrées sont l’œuvre de l’attaquant uruguayen Cavani et du Croate Mandzukic. Le premier a pour lui sa longévité (troisième Coupe du monde) et son caractère très décisif, puisque quatre de ses cinq buts sont des ouvertures du score, des égalisations et des prises d’avantage. Mandzukic profite lui beaucoup de son but en finale face à la France dans ce classement. Mais il n’a également marqué aucun de ses buts sur penaltys, tout comme Lukaku, mais loin de Kane et de ses 50 % de buts inscris de la sorte.

Les entrées de Neymar et de Cristiano Ronaldo ne sont pas tonitruantes : sur l’ensemble de leurs rencontres de Coupe du monde disputées, ils ont marqué dans peu de matchs différents (5/17 pour CR7 et 4/10 pour Neymar). En outre, ils n’ont pas ou peu été décisifs au-delà du premier tour, Ronaldo n’ayant jamais marqué en phase à élimination directe, tout comme Lionel Messi. Ce dernier progresse légèrement par rapport à son classement avant le tournoi (88e), grâce à son but décisif face au Nigéria. Mais il reste néanmoins en queue de peloton. Quant à Luis Suarez, il se maintient autour de la cinquantième place, présentant toujours un taux exceptionnel de 100 % de buts très décisifs.

Classement Nom Buts Points Note
42 Edinson CAVANI 5 465 12,9
50 Luis SUAREZ 7 443 12,3
54 Mario MANDZUKIC 5 437 12,1
72 NEYMAR 6 394 10,9
79 Lionel MESSI 6 367 10,2
82 Romelu LUKAKU 5 365 10,1
86 CRISTIANO RONALDO 7 351 9,8
93 Harry KANE 6 307 8,5

Point méthode

Par souci de transparence, et pour expliquer ma démarche, voici comment j’ai procédé pour classer les buteurs. D’abord, j’ai toujours utilisé le pourcentage de leur but et non le nombre. Cela permet de gommer les disparités entre les joueurs qui ont marqué cinq buts et ceux qui en sont à plus de dix. Ainsi, marquer trois de ses six buts dans des matchs à élimination directe vaut autant qu’en marquer six sur douze.

J’ai essayé trois méthodes d’attribution de points. Deux d’entre elles reposaient sur l’attribution d’une note. L’une où je donnais un nombre de points correspondant au nombre de paliers : sur le nombre de coupes du monde jouées par exemple, cela donnait cinq points pour cinq phases finales, quatre points pour quatre, etc. L’autre était similaire, sauf que le barème était sur dix points : je divisais la note maximale (10) par le nombre de palier, ce qui me donnait un palier de note. Sur le nombre de phases finales, cela donne 10 pour ceux à cinq, puis 8 pour ceux à quatre, etc, etc.

Le problème de ces méthodes, c’est qu’elles donnaient trop d’importance aux buts en finale et petite finale. J’ai décidé de doubler les points pour ces buts, ainsi que ceux des buts très décisifs, pour les différencier des buts en match à élimination directe et des buts décisifs. Mais du coup, ces méthodes ne m’ont pas parues très justes au vu du résultat.

La troisième méthode consistait à attribuer un nombre de points correspondant au nombre de buteurs, c’est-à-dire de 1 pour le moins bon à 90 pour le meilleur dans chaque critère. Pour différencier deux buteurs à égalité, je les ai classé par ordre de buts marqués, de matchs disputés ou de minutes jouées. Par exemple, à nombre de penalty égal (en pourcentage), j’ai considéré que celui ayant marqué le plus de buts au total était plus méritant. De même pour les buts dans les matchs à élimination directe, celui ayant joué plus de match (donc potentiellement plus de matchs à élimination directe) est classé en-dessous d’un autre ayant moins joué. Pour la longévité en Coupe du monde, deux joueurs ayant joué autant de phases finales sont départagés par le nombre de minutes passées sur le terrain.

Le système de points donne donc un total sur 720, le total maximal (90 multiplié par les huit critères). Il suffit ensuite de diviser les points cumulés par 36, pour obtenir une note sur 20.

Crédit photo :

Flickr, Global Panorama, Miroslav Klose, Licence CC 2.0

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