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Coupe du monde 2018

Coupe du monde 2018 : le bilan des premiers matchs

Maintenant que toutes les sélections ont joué leur premier match dans cette 21e Coupe du monde, regardons un peu où nous en sommes par rapport au Mondial brésilien de 2014.

Six jours et seize matchs disputés. La Coupe du monde 2018 est désormais lancée pour les 32 participants. Des premiers matchs qui ont réservé leur lot de surprises, sans toujours assurer le spectacle.

Un but de moins par match

La Coupe du monde 2014 a égalé le record de buts établi en 1998, avec 171 buts, soit 2,67 par rencontre. Sur les seize premiers matchs, cette moyenne était même de trois buts par match, puisque 49 buts avaient été marqués.. Quatre ans plus tard, la tendance est, pour le moment, a des scores moins importants. Avec 38 buts inscris, la moyenne par match se situe à 2,4. Au Brésil, treize des seize premiers matchs se sont achevés avec trois buts ou plus au compteur. Cela ne s’est produit que dans sept rencontres en Russie.

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Cette différence dans le nombre de buts s’expliquent notamment par le moindre écart entre les « grosses » nations et les « petites ». Il y a quatre ans, sept matchs ont été gagnés par au moins deux buts d’écart. Le Chili avait dompté l’Australie (3-1), la Colombie et la France avaient surclassés la Grèce et le Honduras (3-0). D’autres résultats avaient constitué des relatives surprises par l’issue ou par l’ampleur du score comme Espagne-Pays-Bas (1-5), Uruguay-Costa Rica (1-3) ou Allemagne-Portugal (4-0). En Russie, seuls cinq matchs ont vu trois buts marqués ou plus. Et les favoris ont souvent été à la peine.

Des favoris en difficulté

L’Allemagne, l’Argentine, l’Espagne, le Brésil. Ces quatre favoris à la victoire finale ou a minima à un très bon parcours, ont tous débuter sans gagner, voire en perdant (Allemagne face au Mexique). Au-delà des performances des grosses nations, cette Coupe du monde 2018 ne réussit pas aux équipes qui dominent. L’Espagne est un cas à part, car si elle a maîtrisé son match (62 % de possession, 12 tirs à 8), elle faisait face au champion d’Europe en titre et à un Cristiano Ronaldo en très grande forme.

En revanche, l’Argentine (72 % de possession, 26 tirs à 9, 1-1 contre l’Islande), l’Allemagne (60 % de possession, 25 tirs à 12, 0-1 contre le Mexique) et le Brésil (52 % de possession, 20 tirs à 6, 1-1 contre la Suisse) n’étaient pas opposés à une équipe de ce calibre. On peut ajouter à cela Pérou-Danemark et Maroc-Iran, où l’équipe ayant eu la possession et le plus tiré au but a perdu. Enfin, on peut signaler Russie-Arabie saoudite, où les Saoudiens ont tenu le ballon (60%), mais ont concédé plus de tirs (13 à 6) et ont coulé au tableau d’affichage (5-0).

En 2014, ces configurations de match lors des premières rencontres tournaient à l’avantage des l’équipe dominante. Tous les favoris s’étaient imposés, en dehors de l’Espagne balayée par les Pays-Bas (1-5), autre prétendant à la victoire. Cette tendance illustre que la possession du ballon n’est plus aussi importante dans le football. La capacité à déstabiliser l’équipe adverse dans les phases de transition offensive portent plus souvent ses fruits (ce qu’a très bien fait le Mexique en première mi-temps surtout contre l’Allemagne).

Où en est le trio Ronaldo-Messi-Neymar ?

Son entrée dans la Coupe du monde 2018 a été tonitruante. Bien plus qu’en 2014 ! Cristiano Ronaldo a porté littéralement le Portugal face à une sélection d’Espagne pleine de maîtrise technique et collective. Sans son triplé, la Roja se serait très probablement imposée (3-3). Sa performance tranche nettement avec celle qui était la sienne il y quatre ans, opposé à l’Allemagne. Alors que son équipe était complètement débordée par le futur champion du monde (4-0), Cristiano Ronaldo terminait le match avec sept frappes, dont seulement deux cadrés et aucun but. S’il avait plus couru (9,1 km contre 8,7), il y avait plus de déchets dans son jeu (aucun dribble réussi, 28 % de passes ratées, 11,1 % de ballons perdus). Contre l’Espagne, son jeu de passe a été parfait (34 passes complétées), et s’il n’a pas non plus réussi de dribble, il a perdu moins de ballons (7,7%).

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À l’inverse, Neymar a moins bien réussi ses débuts que lors du Mondial dans son pays. Contre la Croatie en 2014, il avait inscrit un doublé, dont un penalty. Le joueur du FC Barcelone à l’époque avait fait plusieurs fois la différence balle au pied (66 % de dribbles réussis), tout en oubliant pas de jouer avec ses partenaires (71 % de passes réussies pour 49 tentées) et en perdant assez peu le ballon (8,6 %). A l’image de son équipe contre la Suisse, Neymar a moins pesé sur le jeu : s’il a effectué à peu près les mêmes efforts (9 km parcourus, 31 sprints effectués), il a été moins collectif (38 passes, 79 % complétées), moins propre (10,1 % de ballons perdus) et moins efficace dans ses dribbles (41 % de réussite).

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Quant à Lionel Messi, la différence est encore plus nette. Lui qui avait mené l’Argentine jusqu’en finale, ce qui lui a permis d’être élu meilleur joueur du Mondial, est passé à côté de son match contre l’Islande. Aucun but et seulement trois tirs cadrés sur onze tentatives ! S’il a réussi un peu plus de dribbles qu’en 2014 contre la Bosnie (61 % contre 53%), il avait marqué le but de la victoire à l’époque. Malgré la qualité de ses passes (88 % de passes complétées sur 65 tentées), il a perdu trois fois plus de ballons contre l’Islande que contre la Bosnie (9,4 % contre 3,1 %). Au-delà de sa performance technique, son rendement est clairement en deçà. Cristiano Ronaldo et Neymar ont effectué autant, voire plus, de sprints en 2018 qu’en 2014 lors de leur premier match, et ils ont parcours plus de 800 mètres de course à haute intensité (plus de 20 km/h). Lionel Messi à effectué deux fois de sprints qu’il y a quatre ans (17 contre 34), et n’a parcouru que 452 à haute intensité. De plus, il n’a couru que 7,6 km, soit un de moins que face à la Bosnie.

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Si l’Argentine veut espérer retrouver la finale de la Coupe du monde, et si Messi veut disputer le Ballon d’Or à Cristiano Ronaldo, il va falloir que la Pulga retrouve l’investissement qui était le sien au Brésil.

Crédit photo :

Pixabay, stux, Coupe du monde Russie 2018, Licence CC0 1.0

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