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Analyse à froid

Real-PSG : rendez-vous manqué pour Paris

Analyse à froid #1. Bien parti pour obtenir un bon résultat dans son huitième de finale aller, le Paris Saint-Germain a craqué dans les dix dernières minutes face au Real Madrid. Analyse d’un échec qui pourrait dores et déjà signer la fin de l’aventure européenne du PSG.

Un premier enseignement est à tirer de ce huitième de finale aller de la Ligue des Champions : Paris n’a pas totalement raté son match. Globalement, ce fut un match équilibré et les deux équipes eurent des temps forts et des temps faibles. Aucune des deux équipes n’a pris l’ascendant en termes de possession de balle. Enfin le score final, bien que très favorable au Real, ne nécessite pas un miracle tel que celui subi par le PSG contre le FC Barcelone il y a un an (4-0, 6-1).

Pourquoi, malgré son bon match dans l’ensemble, le PSG se retrouve dans une position inconfortable avant le match retour au Parc des Princes ? Éléments de réponse.

Une sentinelle en mousse

Aligné dans le rôle de milieu devant la défense, Giovani Lo Celso a failli dans son rôle. D’abord en commettant des fautes : il est, avec Adrien Rabiot, celui qui en a commis le plus hier soir. Mais alors que son coéquipier a fait les siennes loin de ses buts, l’Argentin a offert deux belles opportunités aux Madrilènes. Une première fois à la (25e), où sa mauvaise remise vers Verratti l’oblige à stopper Isco irrégulièrement, offrant une cartouche à Cristiano Ronaldo avec un coup franc à 20 mètres. Une seconde fois (43e) en accrochant Toni Kroos dans la surface après un corner rapidement joué, entraînant l’égalisation de CR7 sur penalty.

Son rendement défensif fut assez mauvais. Il n’a taclé qu’à trois reprises, pour deux réussites et pour admirer la technique de Luka Modric sur le côté droit à la (28e). Lo Celso souffre beaucoup de la comparaison avec Casemiro, la sentinelle du Real Madrid. Le milieu défensif brésilien a joué son rôle a plein, en réalisant six interceptions, dont un contre crucial sur la frappe de Cavani qui aurait pu faire le break (38e). En face, le néant. Aucune interception à mettre à l’actif de Lo Celso, ni aucun contre. En outre, il a perdu beaucoup plus de duels (9) qu’ils n’en a gagné (3). Fâcheux pour un milieu défensif face à une armada comme celle du Real.

Quant à sa qualité de relance, qui pouvait justifier sa place de titulaire aux dépends de Lassana Diarra, elle ne fut pas décisive. Oui, Lo Celso a réussi 53 de ses 55 passes sans le match, mais 51 % d’entre elles étaient vers l’arrière. Casemiro, lui, a réussi 27 passes sur 30, dont 60 % vers l’avant.

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Un leader dribbleur, pas décisif

Star incontournable du mercato estival et de l’effectif parisien, Neymar DEVAIT être bon hier soir. Il a été acheté pour permettre au PSG de gagner ce genre de rencontres. Try again. Le Brésilien n’a pas, lui non plus, raté son match. On pourrait avoir cette analyse pour d’autres joueurs sur la pelouse, comme les deux avant-centres Benzema et Cavani, qui ne sont signalés que par une frappe dangereuse chacun.

Neymar a fait passer de biens mauvais moments aux Madrilènes venus défendre contre lui, à savoir Nacho, Casemiro et Isco. Il a réussi 13 de ses 17 dribbles tentés, et fut plus en difficulté en seconde période avec trois tentatives ratées contre une dans le premier acte. En dehors de ses dribbles ? Pas grand-chose, à vrai dire. Deux tirs au but seulement, un cadré mais totalement inoffensif (29e) et une frappe largement au-dessus en toute fin de rencontre (92e). Une cinquantaine de passes tentées (84 % de réussite), trois passes clés (avant un tir) mais aucune décisive. Certes, l’issue aurait pu être différente si Cavani n’avait pas buté sur Casemiro (38e) et Mbappe sur Keylor Navas (48e). Et malgré ses nombreux dribbles réussis, huit pertes de balle à son actif, notamment sur cette mauvaise passe à Dani Alves qui annihile un contre qu’il avait pourtant rondement mené (72e).

Ici aussi, la comparaison rend le bilan encore un peu plus sombre. Cristiano Ronaldo a bombardé la cage d’Alphonse Areola à dix reprises, pour accrocher le cadre quatre fois et marquer deux buts (44e, 82e). Marco Asensio, entré en jeu dans le dernier quart d’heure, a eu le temps de délivrer une passe décisive à Marcelo (86e), et son centre quelques minutes plus tôt est à l’origine du but de CR7.

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L’entrée combinée d’Asensio et de Lucas Vazquez à une dizaine de minutes du terme entraîne le passage du 4-3-3 au 4-4-2 du côté du Real. L’idée de Zinédine Zidane a parfaitement fonctionné. Le jeu offensif des Madrilènes bascule alors à gauche : 16 ballons touchés dans la moitié de terrain parisienne sur ce côté, contre 11 à droite, entre la 79e minute et le coup de sifflet final. Marco Asensio a largement pris la mesure de Thomas Meunier, entré à la 65e et averti en fin de match, puisque les deux buts de la victoire du Real sont venus de lui. Sur le premier, Asensio est complètement oublié.

Unai Emery a adapté son système en passant lui aussi en 4-4-2 avec l’entrée de Draxler (84e). Mais le mal était déjà fait puisque Cristiano Ronaldo avait déjà donné l’avantage au Real. Le coach parisien n’a pas su répondre assez vite à ce changement tactique décisif.

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