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Analyse à froid

PSG-Real : la marche était (beaucoup) trop haute pour Paris

Analyse à froid#3. Jamais en mesure d’inquiéter le Real Madrid dans ce huitième de finale retour, le Paris Saint-Germain quitte la Ligue des Champions par la petite porte. Une habitude devenue récurrente sous l’ère QSI…

Battu logiquement par plus forts qu’eux (1-2), les Parisiens ne peuvent même pas vraiment nourrir de regrets sur ce match. Partis avec deux buts à remonter, le PSG n’a jamais semblé en mesure de faire chuter un Real Madrid sûr de sa force. L’absence de Neymar, abondement commentée depuis plus d’une semaine, n’explique pas à elle seule l’impuissance parisienne. Les manquements ont été, aussi, ailleurs. Il faudra bien plus qu’aligner des millions pour passer un cap en Ligue des Champions.

Faible dans ses temps forts

Dans le dernier quart d’heure de la première mi-temps, Paris a eu la maitrise du ballon (61 %). Durant ce laps de temps, les joueurs parisiens se sont montrés dangereux à plusieurs reprises. Par exemple, à la 31e minute, lorsque Di María s’échappe et contraint Kovačić à la faute qui lui vaut un avertissement. Dix minutes plus tard, Di María, encore lui, oblige Keylor Navas a intervenir sur un bon centre à destination de Cavani, légèrement hors-jeu. Et surtout, à la 42e minute, lorsque que Kylian Mbappé échappe à la défense et frappe sur le gardien madrilène, oubliant complètement un Cavani bien placé dans la surface. Des situations manquées qui font mal quand une équipe doit rattraper deux buts de retard. Surtout que pendant ce « temps fort », le PSG a failli prendre l’eau sur un ballon en profondeur pour Karim Benzema, sur lequel Marquinhos se troue complètement. Heureusement à ce moment-là, Areola repousse l’échéance (37e).

Au retour des vestiaires, les Parisiens mettent de l’intensité et à nouveau le pied sur le ballon (71 % entre la 45e et la 55e minute). Thiago Motta s’essaye même à la frappe à l’entrée de la surface, sans succès (49e). Et que se passe-t-il pendant ces dix minutes où Paris semble tenir le jeu ? Paris encaisse son premier but, signé Cristiano Ronaldo (50e). Plus jamais dans le match Paris n’aura l’ascendant, surtout après l’expulsion de Marco Verratti (65e). Le PSG s’est donc montré incapable de convertir leurs temps forts en but, et pire, a même concédé une grosse occasion et un but dans ces deux moments.

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L’insuffisance des cadres

Au match aller, Giovani Lo Celso avait été bien en-dessous du niveau nécessaire pour évoluer en sentinelle dans un tel match. Unai Emery lui a préféré Thiago Motta hier soir, et ce dernier a joué son rôle correctement. En revanche, Marco Verratti a encore déçu. S’il est le joueur ayant touché le plus de ballons dans la rencontre, il est aussi celui qui en a le plus perdu avec Marco Asensio (sept). Il fait surtout très mal à son équipe en récoltant un second carton jaune plus qu’évitable, pour protestation. Après cela, le Real prend définitivement le jeu à son compte, avec 65 % de possession, 12 frappes dont un but (79e) et trois poteaux (68e, 82e, 83e).

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Globalement, trop peu de joueurs parisiens ont été en vue pour espérer mieux. Adrien Rabiot, à l’instar de Verratti, n’a pas eu le rayonnement dont il est capable. Il a perdu 80 % de ses duels et son mauvais dégagement dans la surface en fin de match permet à Casemiro d’enfoncer le clou (79e). Kylian Mbappé, autre gros investissement du PSG l’été dernier après Neymar, n’a pas réussi à être décisif malgré sa percussion, comme ce fut le cas pour le Brésilien lors du match aller. Angel Di María n’a pas joué au niveau excellent qui est le sien ces dernières semaines en Ligue  1. Quant à Dani Alves, son expérience ne l’a pas empêché de commettre la perte de balle conduisant à l’ouverture du score par le Real (55e).

Du côté des satisfactions, on peut citer Edinson Cavani, combatif et auteur du but parisien sur une action confuse (70e), Thiago Silva rarement pris à défaut, l’apport offensif mal exploité de Yuri Berchiche ou encore Alphonse Areola, qui a évité un naufrage total pour son équipe.

Un seul être vous manque…

Bien que n’ayant pas été décisif au match aller, Neymar avait apporté le danger par sa capacité de dribble. Mais si le PSG était focalisé sur l’indisponibilité de sa star brésilienne, il faut bien voir que le Real ne s’est pas présenté au complet sur la pelouse du Parc des Princes. En établissant un onze type des joueurs ayant le plus de temps de jeu en Ligue des Champions avant le match, le Real Madrid a débuté avec quatre joueurs sur le banc, par choix de Zidane mais aussi parce que deux d’entre eux revenaient de blessure. En face, Unai Emery pouvait compter sur tout son groupe en dehors de Neymar. Le fait d’aligner Thiago Motta au milieu et non Julian Draxler et Yuri Berchiche à la place de Layvin Kurzawa n’aurait certainement pas amélioré les choses. Signe, une nouvelle fois, qu’il manque bien plus que le joueur le plus cher de l’histoire à ce PSG pour atteindre ses objectifs en Ligue des Champions.

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