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Infographies World Cup Project

Un but en Coupe du monde, et c’est tout !

World Cup Project #13. Depuis 1930, la majorité des buteurs n’ont marqué qu’une seule fois en phase finale de Coupe du monde. Et parmi eux, se cachent de grands joueurs et des buts significatifs. Zoom sur ces buteurs uniques.

Qu’ont en commun Javier Zanetti, Andrea Pirlo et Wayne Rooney ? Oui, ils ont tous les trois été champions nationaux, ont gagné des Coupes et la Ligue des Champions (bravo !). Mais ils n’ont aussi marqué qu’un seul but en Coupe du monde, malgré leur talent et leur carrière riche en trophées.

Certains joueurs ont eu des rapports difficiles avec le Mondial, pénalisés par une sélection trop faible ou pas assez forte pour leur permettre de briller (Hugo Sánchez, Enzo Francescoli, Wayne Rooney), d’autres ont marqué des buts significatifs (Lucien Laurent, Laurent Blanc, Hakan Sükür), et d’autres des buts restés dans les mémoires ou ayant eu de l’importance (Carlos Alberto, Carles Puyol, Rabah Madjer). Quelques-uns ont même eu besoin de très peu de temps pour inscrire leur seul but en Coupe du monde.

Pas le temps de niaiser

10 buteurs uniques ont marqué en n’étant pas présents plus d’une mi-temps sur le terrain. Un bon signe d’efficacité, même s’ils n’ont pas récidivé. À ce petit jeu, le plus rapide est le buteur argentin Martin Palermo. Meilleur goleador de Boca Juniors avec 236 buts en 404 matchs, il est boudé par l’Albiceleste pendant dix ans. En cause, son triste record de trois penalties ratés en un match, lors de Colombie-Argentine au premier tour de la Copa America 1999.

Rappelé en 2009 par Diego Maradona, il inscrit le deuxième but face à la Grèce (2-0) au premier tour de la Coupe du monde 2010, en étant entré à dix minutes de la fin. Il devient par la même occasion, à presque 37 ans, le plus vieux buteur avec le maillot de l’Argentine.

Pas très loin, le milieu colombien Harold Lozano, vainqueur de la Coupe d’Espagne avec Mallorca en 2003, double la mise en fin de match contre la Suisse au premier tour du Mondial 1994 avec douze minutes passées sur le terrain. Enfin, l’attaquant tchèque du Dukla Prague de 1984 à 1990, Milan Luhovỳ, a parachevé le succès éclatant de la Tchécoslovaquie face aux États-Unis (5-1), pour quatorze minutes jouées à la Coupe du monde 1990.

Parmi les autres buteurs uniques on retrouve Txiki Beguiristain, membre de la dream team du FC Barcelone (1988-1995) devenu directeur sportif de Barça et aujourd’hui directeur technique de Manchester City. Le géant attaquant tchèque Jan Koller, qui a poursuivi sa carrière en amateur jusqu’en 2016 à 42 ans, est l’auteur de l’ouverture du score face aux États-Unis (décidément pas en réussite face aux Tchèques), avant d’être remplacé à la pause à cause d’une blessure qui le prive des deux autres rencontres.

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Ces quelques maudits de la Coupe du monde

Josef Masopust

Si vous pensez que Pavel Nedvěd est le seul tchèque à avoir remporté le Ballon d’Or, vous avez tout faux. En 1962 (OK c’est loin…) Josef Masopust devance le Portugais Eusébio et l’Allemand Karl-Heinz Schnellinger au suffrage des 19 journalistes votants. Cette année-là, le meneur de jeu du Dukla Prague remporte le championnat national. Mais il porte surtout sa sélection en finale de la Coupe du monde au Chili, après avoir battu l’Espagne, la Hongrie et la Yougoslavie.

Son seul but ? Ni plus ni moins que l’ouverture du score en finale contre le Brésil. Malheureusement pour la Tchécoslovaquie, la Seleção fini par faire la différence et conserve son titre (3-1). Le meneur à la vision du jeu grandiose savait aussi se sacrifier pour son équipe en effectuant les tâches défensives grâce à son physique et son bon placement. Lui qui n’avait pas marqué en 1958, ne retrouve plus jamais la Coupe du monde, la Tchécoslovaquie échouant à se qualifier pour le Mondial 1966.

Ruud Gullit

Ses longues chevauchées, dreadlocks au vent. Sa participation active aux succès du Milan AC (1987-1993) et de la sélection néerlandaise (1981-1994) en compagnie de Frank Rijkaard et Marco van Basten. Son ballon d’Or en 1987 devant les deux Espagnols du Real Madrid (Emilio Butragueño et Míchel) et deux joueurs évoluant en Liga (Paulo Futre à l’Atletico et Gary Lineker au FC Barcelone). Ses très nombreux titres acquis principalement avec le Feyenoord Rotterdam (championnat et coupe), le PSV Eindhoven (deux championnats), le Milan AC (trois championnats et deux Coupes des clubs champions) et les Pays-Bas (Euro 1988). Et son seul but en Coupe du monde, inscrit lors du Mondial 1990 face à l’Irlande (1-1).

Si Ruud Gullit n’a pas connu le succès dans la compétition mondiale (tout comme ses compères de l’époque ou ses illustres aînés Cruyff et Neeskens), c’est parce que les Pays-Bas ont peiné à cette période. Ainsi, les Néerlandais ne furent pas du voyage en 1982 et 1986, alors que Gullit faisait déjà partie du groupe. En 1990, l’instabilité du poste de sélectionneur, conjuguée aux méformes de van Basten et Gullit entravent les Oranjes, stoppés dès les huitièmes de finale par le futur vainqueur, la RFA. Quant à 1994, où les Pays-Bas tombent en quarts face (à nouveau) au futur champion du monde (cette fois le Brésil), Ruud Gullit ne l’a même pas joué. En désaccord avec le sélectionneur Dick Advocaat, il quitte le camp d’entraînement peu avant la compétition.

Rabah Madjer

Donner son nom à un geste technique dans le football, ce n’est pas donné à tout le monde. Grâce à son inspiration géniale en finale de la Coupe des clubs champions 1987, Rabah Madjer égalise pour le FC Porto face au Bayern Munich. Il offre ensuite une passe décisive à Juary, qui donne la victoire aux Lusitaniens (2-1). Élu Ballon d’Or africain cette année-là, il aurait été un concurrent sérieux à un certain Ruud Gullit si la récompense avait été ouvert aux non-européens à l’époque.

Mais Madjer avait déjà eu son heure de gloire, cinq ans auparavant. Lors du Mondial espagnol, l’Algérie, pour son premier match dans sa première Coupe du monde, affronte l’Allemagne de l’Ouest, champion d’Europe en titre. Rabah Madjer, alors joueur du NAHD dans le championnat algérien, ouvre la marque. L’Algérie parvient à renverser l’Allemagne, qui ne se qualifie pour la suite de la compétition qu’à la faveur d’un match honteux contre l’Autriche, privant les Fennecs du deuxième tour. Recruté au RC Paris en 1983, il rejoint Porto après la Coupe du monde 1986, où l’Algérie ne crée pas l’exploit.

Enzo Francescoli

Être l’idole d’enfance de Zinedine Zidane, non plus, ce n’est pas donné à tout le monde. C’est ce qu’est l’Uruguayen Enzo Francescoli, à la faveur de son passage à l’Olympique de Marseille lors de la saison 1989-1990. Une saison où il est élu meilleur étranger du championnat et marque les esprits marseillais (celui de ZZ en particulier). D’ailleurs, les deux joueurs se croiseront sur un terrain lors de la Coupe intercontinentale 1996, où la Juventus Turin de Zinedine Zidane bat le River Plate d’Enzo Francescoli.

En Coupe du monde, il ne parvient pas à briller en 1986 et 1990, dans une équipe sortie deux fois en huitièmes de finale. Son unique but est un penalty, ne comptant finalement que pour du beurre, dans une défaite cinglante contre le Danemark (1-6).

Wayne Rooney

Meilleur buteur de l’histoire de Manchester United (253 buts) et de la sélection anglaise (53 buts), 22e meilleur buteur du championnat d’Angleterre (208 buts au 18 avril 2018) et deuxième depuis l’ère Premier League en 1992, derrière Alan Shearer (dont il ne rattrapera vraisemblablement pas les 260 buts). Vainqueur de tout ce qu’il est possible de gagner pour un joueur évoluant en Angleterre (championnat, Cup, League Cup, Community Shield) et ailleurs (Ligue des Champions, Ligue Europa, Coupe du monde des clubs). Wayne Rooney laissera une trace dans le football anglais (et même plus), ce n’est pas peu dire.

Pourtant, à l’instar de sa sélection depuis toujours, sa relation avec la Coupe du monde est quelque peu… platonique. Arrivé avec les Three Lions en 2003, il a disputé les éditions 2006, 2010 et 2014. Il a surtout enchaîné les désillusions. Pourtant, en 2006 et en 2010, l’Angleterre se présente comme de sérieux outsiders sur le papier. Avec des défenseurs tels que Rio Ferdinand (2006), Jamie Carragher (2006), John Terry (2006, 2010), des milieux de grande qualité comme Frank Lampard et Steven Gerrard (2006 et 2010) et des Michael Owen (2006) et Jermain Defoe (2010) autour de Rooney. Mais ils s’arrêteront prématurément, vaincus aux tirs au but par le Portugal en quarts en 2006 (Rooney se faisant exclure à l’heure de jeu) et surclassés par l’Allemagne en huitièmes en 2010 (1-4). Son seul but en Coupe du monde, Wayne Rooney ne le marque qu’en 2014, lors de la défaite en poule contre l’Uruguay (1-2). Avec une équipe moins impressionnante, les Anglais ne dépassent pas le premier tour.

L’équipe-type des buteurs uniques

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Équipe-type des buteurs uniques en Coupe du monde

 

Gardien

José Luis Chilavert (Paraguay) : Oui il n’a jamais marqué en Coupe du monde. Mais aucun gardien ne la fait, alors… Il est tout de même le deuxième gardien le plus prolifique (62 buts) derrière le Brésilien Rogério Ceni (132 buts) 1. Par contre, il a marqué sept de ses huit buts internationaux en éliminatoires, dont un comptant pour la qualification en 1998 et quatre en 2002, où le Paraguay s’est qualifié. Et puis, il a essayé de marquer contre l’Espagne en 2002…

Défenseurs

Carlos Alberto (Brésil) : Une frappe croisée tonitruante qui conclut un beau mouvement collectif et ponctue un décalage du Roi Pelé. Le tout scellant le score d’une finale, ou d’une démonstration, de la Seleção face à l’Italie (4-1). Inoubliable.

Laurent Blanc (France) : Avant d’être un coach pas toujours respecté, Laurent Blanc était le patron de la défense des Bleus. Le Président, qu’ils disaient. Et il apportait aussi sa pierre offensivement en tant que libéro, un poste aujourd’hui un peu oublié. Comme lors du huitième de finale France-Paraguay, où il trompe (enfin !) ce satané Chilavert, marquant ainsi le tout premier but en or de l’histoire de la Coupe du monde et le tout dernier de sa carrière en Bleu. On raconte que Gamarra et Arce ne s’en sont toujours pas relevés…

Carles Puyol (Espagne) : Une autre chevelure remarquable du football après les dreads de Gullit, mais dans un tout autre style. En 2002 et 2006, Puyol traverse la Coupe du monde tranquillement comme sa sélection, sans faire de vague et sans dépasser les quarts de finale. Puis, en 2010, la Roja décide de tout changer et de gagner. Dans son entreprise, elle peut compter sur son défenseur catalan, qui marque le but éliminant l’Allemagne et ouvre les portes de la finale à l’Espagne. Tant pis pour le rabe de Christian Jeanpierre.

Philipp Lahm (Allemagne) : Il y a plusieurs façons de débuter un Mondial qu’on organise. On peut galérer contre l’Autriche et marquer en fin de match grâce à un newbie (tout Ballon d’Or Adidas qu’il soit à la fin de la compétition) en usant de la technique abusée de FIFA 11 (centre-tête-but). L’Italie en 1990. Ou on peut, comme l’Allemagne en 2006, gifler le Costa Rica, tout en lui laissant un peu d’espace pour assurer le spectacle. Avec une praline de son latéral gauche pour commencer, c’est encore meilleur.

Milieux

Javier Zanetti (Argentine) : Recordman de sélections avec l’Argentine (145), de matchs joués avec l’Inter Milan (858), de matchs consécutifs en Série A (137), d’apparitions dans le derby milanais (46) et en Copa America (22). La longévité de Javier Zanetti, tout comme son palmarès, est exceptionnelle. Sa capacité à marquer beaucoup moins. Son but de l’égalisation dans le brillant huitième de finale Argentine-Angleterre au Mondial 1998 (2-2, 4-3 t.a.b.) reste quand même mémorable.

Andrea Pirlo (Italie) : Maestro, Métronome, Architecte. Appelez-le comme vous voulez, mais Andrea Pirlo a organisé le jeu de ses équipes, de l’AC Milan à la Juventus Turin en passant par la Nazionale pendant près de quinze ans. En 2006, c’est lui qui met l’Italie sur les bons rails en ouvrant la marque contre le Ghana lors du premier match. Terminus, le titre de champion du monde.

Edgar Davids (Pays-Bas) : Edgar n’a pas fait qu’alimenter le web de vidéos de skills. Il a marqué son premier but international lors d’un huitième de finale pour donner la victoire aux Oranjes dans les arrêts de jeu. C’est autre chose que des doublés en amical (#Zidane, #Gomis, #Martin).

Attaquants

Rabah Madjer (Algérie) : Voir plus haut.

Lucien Laurent (France) : Il y a bien longtemps, dans un pays lointain, très lointain… un jeune ailier droit français, jouant au Cercle athlétique de Paris, marque contre le Mexique au bout de 19 minutes. La France s’impose largement (4-1), mais l’Histoire est ailleurs. Lucien Laurent a marqué le tout premier but de la Coupe du monde. Le plus singulier des buts uniques. Et il le racontait bien, en plus.

Hakan Şükür (Turquie) : Encore un joueur avec une grosse carte de visite : meilleur buteur de l’histoire du championnat turc (249 buts), et de la sélection turque (51), deuxième meilleur buteur de Galatasaray (297), meilleur buteur turc en compétitions européennes (37). Lors de la campagne de 2002, le capitaine Hakan Şükür reste longtemps muet. Jusqu’à son seul but dans le match pour la troisième place, qui reste encore aujourd’hui le plus rapide inscrit dans un match de Coupe du monde (11 secondes). Longtemps à attendre, mais vite dégoupillé. La vie sexuelle d’un ado, en somme.

Banc

René Higuita (Colombie) : Son coup du scorpion aurait pu s’appeler une Higuita. Mais le scorpion c’est plus classe. Auteur de 44 buts dans sa carrière, dont huit avec la Colombie, il n’a jamais marqué en Coupe du monde. Mais il a fait marqué. Un adversaire. Mais quand même.

Rio Ferdinand (Angleterre) : Membre de ce qui a été la « meilleure défense centrale du monde » avec Nemanja Vidic à Manchester United, encore un maudit de la sélection anglaise en Coupe du monde. Son but de la tête assez moche et bien aidé par Sørensen, met tout de même l’Angleterre en confiance pour son huitième de finale face au Danemark en 2002.

Pep Guardiola (Espagne) : Avant de révolutionner le football moderne en tant que coach, Guardiola était un peu l’ancêtre de Xavi dans le FC Barcelone des années 1990. En moins buteur. Il marque néanmoins le premier but contre la Bolivie pour une victoire qui permet à l’Espagne de valider son ticket pour les huitièmes en 1994. En ce temps-là, c’était déjà bien pour la Roja.

Yaya Touré (Côte d’Ivoire) : Frustrante cette équipe de Côte d’Ivoire des années 2000-2010. Souvent citée comme la meilleure chance pour l’Afrique de franchir un cap, les Éléphants n’ont jamais franchi le premier tour. Comme un symbole, Yaya ne marque qu’un tout petit but contre la Corée du Nord, histoire de finir la campagne 2010 sur une victoire (3-0). Insuffisant pour s’intercaler entre le Brésil et le Portugal. Dommage.

Ruud Gullit (Pays-Bas) : Voir plus haut.

Hugo Sánchez (Mexique) : Participant à la Coupe du monde 1978, 1986 et 1994, Sánchez a eu l’occasion de planter. Et pour un attaquant qui a marqué 487 buts dans sa carrière, dont 208 au Real Madrid, on se dit qu’il ne doit pas être loin des meilleurs buteurs de l’histoire du Mondial. Mais non : un seul but, opportuniste, qui donne un avantage décisif contre la Belgique en 1986 (2-1). Mais le Mexique tombe en quarts contre la RFA aux tirs au but, sans que son attaquant vedette se présente face à Schumacher.

Tribunes

Sandro Mazzola (Italie) : L’ouverture du score contre le Chili en 1966 (2-0) avant que l’Italie sorte lamentablement sur deux défaites contre l’Union soviétique et la Corée du Nord.

Paul Scholes (Angleterre) : Comme tous les joueurs anglais, Paul Scholes aura souffert toute sa carrière de l’incapacité de sa sélection à aller loin dans les grandes compétitions. Présent en 1998 (élimination en huitième) et en 2002 (en quarts face au Brésil), Scholes assure la victoire de l’Angleterre contre la Tunisie lors de son premier match de France 98.

Raí (Brésil) : Avant d’être relégué sur le banc, il inscrit le but du 2-0 sur penalty contre la Russie en 1994.

Safet Sušić (Yougoslavie) : La star du PSG ouvre la valise yougoslave contre les Émirats arabes unis (4-1) au premier tour du Mondial 1990.

Carlos Valderrama (Colombie) : Autre chevelure remarquable, lui aussi y va de son but contre les Émirats arabes unis en 1990 (2-0) pour son premier match en Coupe du monde. Il ne récidive plus dans les neuf matchs suivants jusqu’en 1998.

Notes

(1) Mais ce dernier n’a jamais joué en Coupe du monde en dehors d’une entrée anecdotique en fin de match contre le Japon en 2006.

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2 réflexions au sujet de “Un but en Coupe du monde, et c’est tout !”

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