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Infographies World Cup Project

Bilan en Coupe du monde : objectif deuxième tour pour la CONCACAF

World Cup Project #14. Les sélections nord-américaines, d’Amérique centrale et des Caraïbes ont régulièrement passé le premier tour en Coupe du monde. Une habitude prise à la fin des années 1980, à laquelle elles n’ont plus dérogé depuis.

La CONCACAF, la confédération rassemblant les sélections d’Amérique du Nord, Amérique centrale et des Caraïbes, a un point commun avec ses équivalents européen (UEFA) et sud-américain (CONMEBOL). Depuis 1930, jamais une Coupe du monde ne s’est tenu sans au moins un représentant de la CONCACAF. Un élément non négligeable, quand on compare ce fait à l’Afrique, l’Asie ou l’Océanie, régulièrement absentes.

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Pendant longtemps, ces sélections sont plus ou moins cantonnées à un rôle de figuration dans le tournoi mondial. Mais les choses changent en 1986 : à partir de cette édition, au moins une équipe de la CONCACAF s’est qualifiée pour les huitièmes de finale. Parfois, elles furent deux à figurer au deuxième tour (1994, 2002, 2010) et même trois en 2014. Jusqu’en 1986, la confédération nord-américaine fut principalement représentée par le Mexique.

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Les deux vies de la Tri

De 1930 à 1978, le Mexique est un invité régulier du concert du football mondial. Seules trois éditions (1934, 1938 et 1974) se sont jouées sans El Tri. Cependant, en huit participation, le Mexique n’est jamais très menaçant : trois victoires, quatre nuls et 17 défaites en 24 rencontres. Seule éclaircie, la Coupe du monde 1970 organisée sur son sol. À cette occasion, le Mexique obtient sa qualification avec un match nul et vierge contre l’URSS, une victoire nette sur le Salvador (4-0) et arrachée contre la Belgique (1-0). Mais, arrivés en quarts de finale (les huitièmes n’existaient pas en ce temps-là), les Mexicains ne peuvent rien face à l’Italie, à part ouvrir la marque (1-4).

En 1986, le Mexique organise de nouveau la Coupe du monde, bénéficiant de l’incapacité de la Colombie à honorer sa candidature, plombée par des difficultés économiques et les lubies du président de la FIFA, João Havelange. Sans vraiment être exceptionnels, alternant entre le 4-4-2 et le 4-5-1 avec Hugo Sanchez en pointe, le Mexique atteint les quarts de finale. Dominant la RFA, les Mexicains n’arrivent pas à prendre la défense allemande expérimentée à défaut, et échoue aux tirs au but. Éliminés sans avoir perdu un match.

Depuis lors, le Mexique n’a loupé qu’une seule Coupe du monde, celle de 1990. À chacune de ses participations, El Tri a atteint les huitièmes de finale. Battu aux penalties en 1994 par la Bulgarie, futur quatrième de l’épreuve, par l’Allemagne en 1998, le Mexique perd son huitième face aux États-Unis en 2002. Signant ainsi la nouvelle concurrence au sein de la CONCACAF pour le Mexique, qui avait perdu son premier match officiel à l’Estadio Azteca depuis 1966 face au Costa Rica en 2001.

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Les États-Unis, et les bienfaits de 1994

En 1930, les États-Unis réalisent de bonnes performances en phase de poules : deux victoires contre la Belgique et le Paraguay (3-0 à chaque fois) leur ouvrent les portes des demi-finales. Malheureusement, la marche fut un peu haute pour les Étasuniens, balayés par l’Argentine (6-1). Participants en 1934 et 1950, les États-Unis ne réitèrent pas leurs prestations. Les USA disparaissent ensuite de la Coupe du monde entre 1950 et 1990.

Désigné pour organiser le Mondial 1994, le pays fait son retour dans le tournoi mondial quatre ans auparavant, pour sa quatrième participation. Trop tendres, les États-Unis ne peut faire mieux que trois défaites, contre la Tchécoslovaquie (1-5), l’Italie (0-1) et l’Autriche (1-2). À domicile, ils parviennent à s’extirper de leur groupe en faisant partie des meilleures troisièmes, mais tombent contre le Brésil dès les huitièmes (0-1). En 2002, les USA réalisent leur meilleure performance depuis 1930, en atteignant les quarts de finale. Grâce à un groupe mêlant expérience et jeunesse, Bruce Arena fait jouer son équipe en 4-4-2 puis en 3-5-2, avec un jeu plutôt offensif. La froide Allemagne de 2002 a raison d’eux, sur le même score qu’elle remporte tous ses matchs à élimination directe jusqu’en finale (1-0).

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Derrière, le Costa Rica surnage

Le Costa Rica a participé quatre fois à la Coupe du monde depuis 1990, et a réussi à sortir de son groupe à deux reprises. En 1990, son parcours fut intéressant, avec deux victoires contre l’Écosse (1-0) et la Suède (2-1) et une courte défaite contre le Brésil (0-1). Mais en huitièmes, les Costariciens explosent face à la Tchécoslovaquie (1-4). Si 2002 et 2006 ne sont pas une réussite pour le Costa Rica (une victoire et un nul en six matchs), 2014 est une consécration. Avec un 5-4-1 solide, des performances exceptionnelles de son gardien Keylor Navas, le Costa Rica se sort d’un groupe très relevé avec l’Uruguay (3-1), l’Italie (1-0) et l’Angleterre (0-0). Dans les matchs à élimination directe, tout se joue aux penalties : à leur avantage contre la Grèce (1-1, 5-3 T.A.B.), mais pas contre les Pays-Bas (0-0, 3-4 T.A.B.).

Les autres représentants de la CONCACAF affichent un bilan bien moins bon. En 1938, Cuba se débarrasse de la Roumanie en deux matchs (3-3, 2-1) mais sombre contre la Suède (0-8). La Jamaïque, lors de sa première et unique participation en 1998, obtient une victoire lors d’un dernier match sans enjeu face au Japon (2-1). Quant au Canada, Haïti, le Honduras, le Salvador et Trinité-et-Tobago, ils n’ont pas gagné un seul match en une (Haïti en 1974, Canada en 1986, Trinité-et-Tobago en 2006) ou plusieurs participations (Honduras en 1982, 2010 et 2014, Salvador en 1970 et 1982).

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Les États-Unis éjectés du Mondial 2018

Battu à la surprise générale par Trinité-et-Tobago lors du dernier match des éliminatoires, les États-Unis n’iront pas en Russie. Avant ça, les USA étaient déjà passé à côté de quelques matchs, comme les deux défaites face au Costa Rica (0-4 à l’extérieur, 0-2 à domicile) ou le nul au Panama (1-1). Une absence privant la Coupe du monde d’un potentiel meilleur jeune, le milieu du Borussia Dortmund, Christian Pulisic, auteur de cinq buts au cinquième tour des éliminatoires.

Le Mexique, leader du dernier tour des éliminatoires, représente a priori la meilleure chance pour la CONCACAF de figurer au deuxième tour. Avec un groupe composé de l’Allemagne, la Suède et la Corée du Sud, El Tri devrait batailler avec les Suédois pour la deuxième place derrière le favori allemand. Le Mexique aligne des joueurs d’expérience tels que Ochoa (32 ans, 89 sélections), Moreno (30 ans, 86 sélections), Guardado (31 ans, 121 sélections), Giovanni dos Santos (28 ans, 100 sélections) et Javier Hernández (29 ans, 74 sélections). Et aussi quelques jeunes prometteurs comme le milieu Orbelín Pineda, ou l’attaquant du PSV Eindhoven Hirving Lozano, auteur de 18 buts en 32 matchs cette saison.

Quant au Costa Rica, s’appuyant sur l’ossature qui l’a menée en quarts de finale en 2014, les Ticos peuvent espérer rééditer l’exploit. D’autant que, si le groupe au Brésil était très relevé (Uruguay, Italie et Angleterre), celui de 2018 sera plus ouvert (Brésil, Suisse et Serbie). Reste à savoir si jouer la défense fonctionnera encore et si Keylor Navas, Bryan Ruiz et Joel Campbell auront le même rendement qu’au Brésil.

Qualifiés au profit d’une victoire controversée contre le Costa Rica dans le dernier match (un but accordé alors que le ballon ne serait pas rentré), le Panama va découvrir la Coupe du monde cet été. Avec un groupe certes expérimentés (six joueurs à plus de 80 sélections) mais surtout vieillissant (douze trentenaires, dont cinq ayant plus de 35 ans). Ajouté à cela un groupe ou deux favoris se dégagent (Belgique et Angleterre), il y a peu à attendre du Panama.

Crédits photos :

Wikipedia Commons, Robbiewest88, Arial view of the Cotton Bowl with new renovations, domaine public

Wikipedia Commons, Inconnu, Fußball-WM, Italien – Haiti 3:1, Licence CC 3.0

Wikipedia Commons, Danilo Borges/Portal da Copa, Uruguay and Costa Rica match at the FIFA World Cup 2014-06-14, Licence CC 3.0

Wikipedia Commons, Celso Flores, Cuauhtémoc Blanco tire le penalty pendant le match entre L’équipes de France et du Mexique à la Coupe du monde de 2010, Licence CC 2.0

Wikipedia Commons, Inconnu, The United States men’s national soccer team (named « All-America » by the media) which toured Norway and Sweden during Ago-Sep 1916, domaine public

4 réflexions au sujet de “Bilan en Coupe du monde : objectif deuxième tour pour la CONCACAF”

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